Grèce : «La télé publique a été fermée dans la précipitation absolue»

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Grèce : «La télé publique a été fermée dans la précipitation absolue»
Grèce : «La télé publique a été fermée dans la précipitation absolue»

La Grèce est depuis mardi soir le seul pays d'Europe sans télévision ni radio du service public. La fermeture de l'ERT, décidée unilatéralement par le Premier ministre conservateur Antonis Samaras, supprimant d'un coup 2 700 emplois, a provoqué un tollé chez les syndicats qui ont appelé ce jeudi à la grève générale. Le principal parti de l'opposition de la Gauche radicale (Syriza) crie au «coup d'Etat». Au sein même de la coalition gouvernementale, cette fermeture est contestée, même si l'on reconnaît la nécessaire restructuration de cet organisme, critiqué pour son clientélisme et sa mauvaise gestion.

Thomais Papaioannou est journaliste grecque et correspondante en France pour ERT. Elle nous livre son point de vue sur cette fermeture soudaine.

Vous attendiez-vous à la fermeture brutale de l'ERT ?

Depuis un mois, des rumeurs circulaient sur le fait que quelque chose de méchant planait au dessus du groupe audiovisuel. On pensait que le gouvernement fermerait peut-être une chaîne sur les quatre. Mais tout ça s'est fait dans la précipitation absolue. Ils ont décidé de tout fermer mardi, le jour où les créanciers de la troïka (UE-FMI-BCE) arrivaient. Ce n'est pas un hasard. La troïka vient régulièrement pour vérifier si le gouvernement remplit ses engagements. Il est censé supprimer 2000 postes de fonctionnaires. Depuis des mois, il doit faire le tri. Or, les dirigeants ne font que discuter et refusent de licencier. Pourtant, il existerait une liste d'une soixantaine d'organismes publics qui devraient fermer d'ici la fin de l'année.

Le gouvernement cherchait-il à se venger de quelque chose ?

Il y a eu, c'est vrai, plusieurs vagues de grèves depuis plus d'un an pour contester la baisse des salaires qui ont été réduits, pour certains, presque de moitié. On ne nous payait plus les heures supplémentaires. Les pigistes n'étaient plus payés depuis novembre. Mon contrat s'est terminé en janvier. Tout ...

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