Grèce-La police évacue des migrants à la frontière macédonienne

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 (actualisé avec demande à l'Otan, accusations contre Ankara et 
Vienne) 
    ATHÈNES, 23 février (Reuters) - La police grecque a commencé 
mardi à évacuer des migrants massés à la frontière nord du pays, 
après le durcissement des conditions de passage instauré par les 
autorités macédoniennes, a constaté un journaliste de Reuters. 
    Des policiers grecs et des cars vides sont entrés dans la 
zone peu avant le lever du jour. Depuis le côté macédonien de la 
frontière, le journaliste de Reuters a vu environ 600 personnes 
encerclées par les policiers grecs. 
    Quelque 1.200 personnes sont massées à Idomeni, en grande 
majorité des Afghans et des migrants qui circulent sans papiers 
d'identité. 
    Depuis lundi, la Macédoine exige des candidats au passage 
qu'ils disposent de documents supplémentaires, de passeports 
notamment. 
    Avec le durcissement des mesures d'entrée dans les pays 
situés au nord de l'Europe, la situation s'aggrave dans le Sud 
où les pays que traversent les migrants prennent à leur tour des 
mesures pour limiter les passages en tenter d'éviter les effets 
de goulot d'étranglement. 
    Les autorités grecques ont demandé mardi à l'Otan de mettre 
en oeuvre un plan de déploiement d'unités en mer Egée pour 
lutter contre les réseaux de passeurs qui acheminent des 
réfugiés vers l'Europe. 
     
    ACCUSATION CONTRE ANKARA 
    "J'ai adressé aujourd'hui une lettre au secrétaire général 
de l'Otan pour qu'il mette en oeuvre l'accord (sur ce plan) 
adopté à l'unanimité", a dit le ministre grec de la Défense, 
Panos Kammenos, à la presse à Athènes. 
    "Dans cette lettre, je demande qu'une force de l'Otan soit 
déployée à l'est des côtes grecques", a-t-il ajouté. 
    La Turquie, a accusé le ministre grec, a présenté de 
nouvelles exigences avant qu'une telle force puisse être 
déployée. "La Turquie cherche à faire voler en éclats l'accord 
(sur cette force)", a-t-il affirmé. 
    La Grèce s'est par ailleurs déclarée prête à faire face à 
l'augmentation du flot de migrants mais veut que les décisions 
prises jeudi et vendredi dernier par les dirigeants de l'Union 
européenne pour préserver l'espace Schengen soient respectées 
par tous les pays membres. 
    "Le gouvernement grec est prêt à gérer tout type de 
situation qui pourrait survenir du fait de l'afflux de plus en 
plus grand de migrants, et ce quelle que soit la difficulté", a 
déclaré lors d'un point de presse Olga Gerovasili, porte-parole 
du gouvernement. 
    Faisant allusion à une démarche de l'Autriche pour réclamer 
une réunion des pays des Balkans cette semaine sur la question 
des migrants sans y englober la Grèce, la porte-parole a 
déclaré: "L'Union européenne ne doit pas permettre ni tolérer 
que certains Etats membres agissent de leur propre chef". 
 
 (Alexandros Avramidis,; Nicolas Delame pour le service 
français) 
 
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