Grèce : la BCE coupe en partie les robinets pour pousser à la conclusion d'un accord

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Grèce : la BCE coupe en partie les robinets pour pousser à la conclusion d'un accord
Grèce : la BCE coupe en partie les robinets pour pousser à la conclusion d'un accord

Jeu de poker menteur ? Ou recadrage du nouveau gouvernement grec, mené par le chef du parti de la gauche radicale Syriza Alexis Tsipras, alors que celui-ci poursuit sa tournée européenne pour renégocier sa dette de plus de 300 milliards d'euros et mettre fin à la cure de rigueur dans le pays ? En décidant, mercredi soir, de couper les robinets permettant aux banques grecques d'obtenir des liquidités de la Banque Centrale Européenne (BCE), le conseil des gouverneurs de cette institution a envoyé un double message.

Fermeté de la BCE.  La BCE maintient un message de fermeté et rappelle à la Grèce ses obligations, même si Yánis Varoufákis, le nouveau ministre des Finances grec, est venu plaider, mercredi, devant les institutions européennes en faveur d'une nouvelle politique économique et sociale que son gouvernement réclame. Objectif : mettre fin à la période d'austérité en demandant d'accorder un nouveau répit financier à l'Etat et aux banques menacées d'asphyxie.

Selon la BCE, la fin de la dérogation destinée à faciliter le refinancement de banques grecques « est conforme aux règles existantes de l'Eurosystème, du fait qu'il est actuellement pas possible de présumer du succès du programme de sauvetage de la Grèce». Par ailleurs, la volonté affichée d'Athènes de s'exonérer de la tutelle de la Troïka (FMI, BCE et Commission européenne) est, selon la BCE, un motif pour fermer en urgence les robinets. La conséquence ? A partir du 11 février, les banques grecques ne pourront compter pour se refinancer que sur l'aide d'urgence en liquidités (ELA) de la Banque Nationale Grecque. Or, de nombreux établissements sont au bord du gouffre et pourraient demander plusieurs dizaines de milliards d'euros.

En outre, la BCE ne semble pas prête à accorder à Athènes une rallonge financière en laissant l'Etat émettre jusqu'à 25 milliards d'euros de dette à court terme, au lieu du plafond de 15 milliards en ...

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  • miez1804 le jeudi 5 fév 2015 à 11:14

    @jbellet: 100% d'accord, le pire c'est qu'il n'y a pas que la Grece................

  • jbellet le jeudi 5 fév 2015 à 10:49

    on a suffisamment donné a la grece il faut arreter la perfusion.... les grecs nous prenent pour une vache a alit depuis trop longtemps

  • M9986554 le jeudi 5 fév 2015 à 10:41

    Je ne serais pas etonné de voir la chine ou la russie preter à la Grece pour nous embeter

  • zwang12 le jeudi 5 fév 2015 à 10:26

    Pas de panique. La BCE ne prend plus des titres grecques mais continue de financer la Banque centrale grècques. Ce n'est qu'un tour de passe-passe.

  • monjohn le jeudi 5 fév 2015 à 10:19

    Rigolo! Les robots font quand même monter le soufflet !

  • xela78 le jeudi 5 fév 2015 à 10:13

    BRAVO sage décision.

  • zzzle le jeudi 5 fév 2015 à 10:04

    A lorant21 Pourquoi passe t on toujours sous silence le chômage que l'on finance avec des dettes qui ne cessent de grimper elles aussi (2000mds€ pour la France comment va t on rembourser maintenant ? tout est fermé) Donner du travail aux gens n'est pas du gaspillage ....

  • froggy83 le jeudi 5 fév 2015 à 10:01

    @b.paccia; comme entendu lors de la superbe émission sur Arte Thema 'la dette, une spirale infernale' avant-hier soir, de la bouche de - feu- Bernard Maris, on assiste à 'la dictature des créanciers' !

  • lorant21 le jeudi 5 fév 2015 à 09:56

    @zzle: les droits de l'homme implique-t-il le droit d'emprunter, de gaspiller (dépense militaires les plus importantes par habitant en Europe, jeux olympiques, 2 fonctionnaires là ou il en faut 1), et de ne pas rembourser. Sacré concept que les droits de l'homme!

  • zzzle le jeudi 5 fév 2015 à 09:48

    Les financiers sont à la manoeuvre.... le pacte social hérité de la déclaration des droits de l'homme que devient il?