Grèce : l'image de l'Allemagne sérieusement écornée

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Ce que d'aucuns voient comme un « passage en force » de la chancelière a provoqué de sérieuses blessures, qui pourraient bien se transformer en vilaines cicatrices.
Ce que d'aucuns voient comme un « passage en force » de la chancelière a provoqué de sérieuses blessures, qui pourraient bien se transformer en vilaines cicatrices.

L'accord concernant le nouveau plan de sauvetage de la Grèce bouclé ce matin, après un interminable week-end de négociations, reprend la plupart des exigences formulées par Berlin. Angela Merkel a, une nouvelle fois, prouvé qu'elle tenait solidement les commandes de l'Union européenne et que ses partenaires devaient plus ou moins se plier à ses demandes. Mais ce « passage en force » de la chancelière a provoqué de sérieuses blessures qui pourraient mettre du temps à guérir avant de se transformer en vilaines cicatrices. La fermeté des dirigeants de la plus puissante économie de la zone euro a créé de profondes tensions en République fédérale, mais aussi à l'étranger.

Une chancelière sur la défensive

Certaines décisions en disent plus qu'un long discours. Devant les journalistes, Angela Merkel est apparue ce matin sur la défensive. Les traits tirés, elle s'est tout d'abord défendue d'avoir imposé ses choix à Berlaymont. « Je n'ai pas l'impression que nous soyons ce matin dans une Europe allemande », a t-elle expliqué après qu'un journaliste lui a demandé si l'accord pouvait être comparé au Traité de Versailles. La chef du parti chrétien-démocrate (CDU) a aussi expliqué qu'elle ne comptait pas demander un vote de confiance au Bundestag. Cette décision peut sembler étonnante lorsqu'on lit les innombrables articles qui parlent d'une « victoire allemande » à Bruxelles.

Mais la chancelière sait...

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