Grèce : il n'est pas question d'un défaut sur l'ensemble de la dette (Frédéric Jamet)

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Pour Frédéric Jamet (SSGA) : ''tout laisse à penser qu'il n'y aura probablement pas de véritable contagion'' des difficultés grecques.
Pour Frédéric Jamet (SSGA) : ''tout laisse à penser qu'il n'y aura probablement pas de véritable contagion'' des difficultés grecques.

Alors que la Grèce fait la pluie et le beau temps sur les marchés, Frédéric Jamet, directeur de la gestion France chez State Street Global Advisors, reste optimiste à moyen terme sur l’évolution des marchés européens.

Après la récente dégradation de la situation grecque, faut-il s’attendre à un défaut imminent sur l’ensemble de la dette grecque (320 milliards d’euros), ou un défaut seulement partiel envers le FMI ?

Frédéric Jamet : A l’heure actuelle, seul le défaut « technique » du FMI est envisagé et fait. Les négociations actuelles portent sur un réaménagement et des mesures, mais il n’est pas envisagé un défaut global qui serait d’ailleurs beaucoup plus douloureux pour la Grèce que pour l’Europe.

On rappelle souvent que le risque de contagion de la crise grecque est désormais réduit en Europe. Faut-il en profiter pour renforcer ses positions sur les marchés d’actions selon vous, ou plutôt alléger les portefeuilles par prudence ?

F.J. : SSGA est globalement positif sur la zone euro compte tenu du redémarrage de la croissance, de la BCE, de l’EUR/USD et du prix du pétrole, tous éléments indépendants de la crise grecque.

Quels secteurs et quelles valeurs privilégiez-vous dans les semaines à venir dans le contexte actuel ?

F.J. : Dans ce contexte de redémarrage de la croissance et des résultats, il convient de privilégier les secteurs cycliques et les petites capitalisations.

Le « quantitative easing » de la BCE est toujours à l’œuvre. Peut-il encore rassurer les investisseurs dans les mois à venir, alors que d’autres risques existent, notamment en Espagne avec les élections de fin d’année ?

F.J. : Il est important de garder un environnement de soutien pour ce redémarrage de la croissance, et les éléments de soutien (quantitative easing, LTRO, titrisations de la BCE, faible euro, faible prix du pétrole) semblent présents pour durer à moyen terme.

Les taux souverains des pays européens connaissent quant à eux quelques soubresauts. Faut-il craindre une nouvelle hausse des spreads sur la dette souveraine du Portugal, de l’Espagne ou de l’Italie ?

F.J. : La situation de la Grèce en termes d’endettement, de croissance, de structure fiscale semble très différente du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie. La Grèce semble également négocier de façon différente. Tout laisse donc à penser qu’il n’y aura probablement pas de véritable contagion de la Grèce à ces pays.

Propos recueillis par Xavier Bargue

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  • M467862 le mercredi 1 juil 2015 à 17:26

    Même pas un mot sur la météo, il est pas sympa. Je dis ça, c'est juste pour les anciens.

  • fpicart le mercredi 1 juil 2015 à 17:25

    Pff mais qu'on interdise les commentaires des analystes qui vendent leur soupe...

  • lopez69 le mercredi 1 juil 2015 à 17:21

    Voilà jusqu'à présent, où nous a amené l'optimisme béat des élites. La vrai contagion a été celle de la bêtise qui ne peut constater et incapable de prévoir!.