Grèce : et maintenant, que va-t-il se passer ?

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Grèce : et maintenant, que va-t-il se passer ?
Grèce : et maintenant, que va-t-il se passer ?

Le message d'Athènes, à l'issue du référendum de dimanche, est clair : le peuple grec refuse de nouvelles mesures d'austérité. Reste à savoir comment le pays va sortir de cette situation économique sans précédent : les banques sont sous pression, les caisses de l'Etat sont vides et le pays doit rembourser 3,5 Mds€ à la Banque centrale européenne (BCE) d'ici au 20 juillet.

1- Les négociations entre la Grèce et ses créanciers sont-elles définitivement rompues ?

« Non, affirme l'ancien président du Conseil d'analyse économique, Christian de Boissieu. C'est un signal qui complique un peu les choses mais l'Europe ne peut pas laisser tomber la Grèce. Et la Grèce a besoin de l'Europe pour ne pas s'effondrer. Les deux parties en sont conscientes et, au-delà des effets de manches politiques, ils savent qu'ils doivent trouver un compromis. »

C'est aussi l'avis de Dimitri Uzundis, professeur d'économie à l'université du Littoral-Côte d'Opale qui ne privilégie pas un scénario alarmiste : « On verra émerger à un moment ou à un autre un début de commencement de négociation, estime-t-il. Ce sera le signal que tout le monde attend pour relâcher un peu la pression. »

2- Doit-on craindre un chaos économique et social en Grèce ?

« C'est un peu comme être au bord d'un précipice, et de faire un pas en avant, s'alarme Marc Touati, économiste au cabinet Acedefi. Et ceux qui vont payer la facture, c'est le peuple. Car les plus riches sont partis il y a déjà longtemps. » Tout dépendra donc du secteur bancaire. Actuellement, les retraits d'argent sont limités aux guichets à 60 € par jour et par personne. Trop peu pour faire fonctionner l'économie. « L'activité semblait donner des signes de reprise au début de l'année, rappelle Dimitri Uzundis. Mais en une semaine de crise, le pays est retourné à son niveau d'il y a cinq mois. Tout est à refaire. Un tiers des réservations dans le secteur touristique ont ...

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  • 445566ZM le lundi 6 juil 2015 à 11:31

    Heureusement, nous avons madame Merkel, les allemands, et les petits pays, de notre coté. Les grecs sont malins et de plus en plus arrogants. Le journal Investir a écrit que le Conseil d'Etat grec a annulé les coupes de pensions des retraités décidées en 2012, leur rétablissement coûterait env. 3 % des revenu de l'état grec. L'AFP toujours pas au courant.

  • M7217633 le lundi 6 juil 2015 à 10:31

    Qu'il aillent se faire voir chez les Grecs...

  • gache1 le lundi 6 juil 2015 à 10:19

    rendons aux Grecs leur liberté et leur Drachme puisque telle est leur volonté. Autre idée, pourquoi ne pas aller chercher l'argent des Grecs planqué en Suisse ou dans les paradis fiscaux ??? C'est une décision qui a été prise de nombreuses fois dans le passé. Pourquoi pas avec les Grecs ? Je ne comprends pas ?

  • b.paccia le lundi 6 juil 2015 à 10:10

    La solution est relativement simple, comme disait notre excellent Bernard Maris, il faut revoir le traité de maastricht, qui était fait pour un taux de croissance de 3%.

  • dani2293 le lundi 6 juil 2015 à 10:09

    Grèce : et maintenant, que va-t-il se passer ? ben , dehors la Grèce .

  • renard le lundi 6 juil 2015 à 10:02

    La BCE va déclarer qu'elle lance un nouveau plan d'aide aux banques grecques, la Grèce va rester dans l'Euro, et nous continuerons encore quelques années à payer pour eux.

  • kpm745 le lundi 6 juil 2015 à 10:01

    Le peuple grec refuse le plan d'austérité, soit. Il faut dans ce cas qu'il trouve de l'argent ailleurs que dans nos poches

  • d.jousse le lundi 6 juil 2015 à 09:37

    de notre coté, on a plus rien à faire. ils sont libres et maîtres de leur destin. Que l'on efface toutes leurs dettes et qu'ils impriment leur monnaie (je leur conseille d'acheter des boites de monopoly). Mais attention, plus un centime. Les prêts à fond perdu terminé. S'ils veulent un centime, alors, ils remboursent et après on voit.

  • Georg47 le lundi 6 juil 2015 à 07:19

    il faut respecter leur vote et doc, ne plus leur envoyer d'argent. Ils ont choisi de quitter l'Europe : bon vent !

  • M7966995 le lundi 6 juil 2015 à 07:05

    Pour commencer les fonctionnaires ne seront plus payé car les caisses de l'état sont vides. Dans l'urgence ils imprimeront 10000 draghmes par fonctionnaires pour leur permettre de s'acheté un baguette de pain par semaine. Rapidement ils se diront qu'il faut lever des împots piur faire fonctionner le système. Alors ils demanderont conseil à l'UE qui pourra ainsi leur conseiller d'appliquer les recommandations qu'ils avaient rejeté par referundun.