Grèce-Des réfugiés manifestent contre les retards dans le regroupement familial

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    ATHÈNES, 1er novembre (Reuters) - Des réfugiés, 
principalement des femmes et des enfants syriens, ont planté 
leur tente mercredi devant le Parlement grec à Athènes pour 
manifester contre les retards dans l'application du regroupement 
familial pour rejoindre leurs proches en Allemagne.  
    Certains d'entre eux, qui sont en Grèce depuis près d'un an, 
disent avoir entamé une grève de la faim.  
    "Nos liens sont plus forts que vos arrangements illégaux", 
peut-on lire sur une banderole brandie par un femme, en 
référence à des accords entre certains Etats membres de l'Union 
européenne.  
    La presse grecque a révélé qu'Athènes et Berlin avaient 
officieusement convenu en mai de freiner les mesures de 
regroupement familial, des allégations que les autorités 
grecques ont démenties.  
    "Ce que nous avons réussi à faire en matière de regroupement 
familial, c'est en fait une augmentation de près de 27% cette 
année par rapport à l'année précédente, mais malgré cela nous 
sommes accusés de vouloir les suspendre et de conclure des 
accords pour les réduire", a déclaré le ministre grec de 
l'Immigration, Yannis Mouzalas.  
    Berlin a assuré à la Grèce que les réfugiés dont les 
demandes ont été acceptées pourront se rendre en Allemagne même 
s'il y a des retards, poursuit-il, démentant que les réfugiés 
aient à payer leur billet d'avion.  
    Les demandes d'asile, de regroupement ou de réinstallation 
au sein de l'Union européenne peuvent prendre des mois, explique 
une réfugiée.  
    "Je n'ai pas vu mon mari et mon enfant depuis un an et neuf 
mois", déplore Dalal Rashou, une Syrienne de 32 ans, dont le 
mari et un de ses cinq enfants se trouvent en Allemagne. "Il me 
manque et chaque jour passé ici en Grèce me fait pleurer. Je ne 
veux pas rester ici, je veux retrouver mon mari."  
    Environ 60.000 réfugiés et migrants, majoritairement 
syriens, afghans ou irakiens, sont retenus en Grèce depuis le 
blocage de la "route des Balkans". 
    D'après Yannis Mouzalas, 214 migrants sont arrivés en 
moyenne chaque jour en Grèce au cours du mois de septembre, 
contre 156 en août et 87 en juillet.  
 
 (Karolina Tagaris et Deborah Kyvrikosaios; Arthur Connan pour 
le service français) 
 
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