Grèce : des dissidents de Syriza créent un groupe parlementaire

le , mis à jour à 17:54
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Grèce : des dissidents de Syriza créent un groupe parlementaire
Grèce : des dissidents de Syriza créent un groupe parlementaire

Au moins 25 députés dissidents du parti de gauche radicale Syriza ont annoncé leur intention de former un groupe parlementaire nommé «Union populaire» afin de contrer l'«austérité» qu'a, selon eux, fini par accepter le Premier ministre AlexisTsipras. Dos au mur, sans majorité parlementaire, Tsipras a annoncé jeudi sa démission et des élections anticipées dans l'espoir de recomposer un nouveau gouvernement, sans les députés les plus critiques à son égard. La scission de Syriza s'était ouvertement amorcée la semaine passée, avant le vote par le Parlement grec du troisième plan d'aide. Néanmoins le Premier ministre démissionnaire continue de bénéficier d'une grande popularité et, selon de nombreux analystes, va gagner son pari lors des législatives anticipées.

Un ancien ministre à la tête des dissidents

 

«Unité populaire», un nom qui renvoie au parti de l'ancien président socialiste chilien Salvador Allende, est dirigé par Panagiotis Lafazanis, 63 ans, ex-ministre de l'Environnement et de l'Energie qui a perdu son portefeuille lors d'un remaniement ministériel après s'être opposé à la mi-juillet, avec d'autres députés de Syriza, à des mesures d'austérité préalables à l'accord passé entre Athènes et ses créanciers.

Fervent opposant des politiques de rigueur, Panayiotis Lafazanis a accusé Alexis Tsipras «de trahir» la ligne de Syriza et de céder devant les pressions des créanciers, UE et FMI. Une quarantaine de députés de Syriza sur les 149 de ce parti ont voté contre ou se sont abstenus le 14 août lors d'un vote au Parlement sur l'accord avec l'UE sur la troisième tranche d'aide. Alexis Tsipras, dont le nombre de soutiens (en comptant ceux de son allié Anel) est ainsi tombé à 119 sur 300 députés, ne pouvait pas rester dans cette situation.

«Unité populaire» n'exclut pas une sortie de la zone euro

«Qui gouverne la Grèce, Juncker (président de la Commission européenne, Ndlr) ou ...

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  • M7403983 le vendredi 21 aout 2015 à 12:56

    Il faut bien payer ses mensonges et la facture qui va avec . Mr Hollande devrait en prendre de la graine ....