Grèce : des chevrotines pour solde de tout compte

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Plutôt que de payer 200 travailleurs émigrés qu'ils employaient à la cueillette des fraises, les gérants d'une exploitation dans le Péloponnèse ont préféré leur signifier leur congé en leur tirant dessus à la carabine.

Athènes

Il est 18h ce mercredi après-midi, au 41ème kilomètre de la route nationale reliant les villes de Patras et Pyrgos, dans le Péloponnèse. Environ 200 émigrés, la plupart originaires du Bangladesh, venus travailler dans les champs de fraises de la région, se rassemblent pour aller demander à leurs employeurs d'être payés. Ils ne l'ont pas été depuis six mois. En voyant les émigrés venir à leur rencontre, les trois gérants grecs de l'exploitation, âgés de 21 à 39 ans, se retirent quelques instants, puis reviennent armés de carabines et tirent dans le tas, à l'aveugle. Un bain de sang, certains s'en sortent indemne, d'autres sont blessés plus ou moins gravement. 34 émigrés sont toujours hospitalisés ce jeudi dont 10 dans un ét...

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