Grèce : de samedi à lundi, les coulisses d'un accord signé à l'arraché

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Grèce : de samedi à lundi, les coulisses d'un accord signé à l'arraché
Grèce : de samedi à lundi, les coulisses d'un accord signé à l'arraché

Un accord inespéré entre la Grèce et ses créanciers est enfin annoncé. Au fil des déclarations des protagonistes, il semble avoir été signé dans la douleur, à l'issue d'un week-end d'une rare intensité. Depuis samedi, la zone euro s'est déchirée sur l'avenir de la Grèce, certains préférant en finir en expulsant le pays plutôt qu'en le renflouant une nouvelle fois. Retour sur un scénario digne d'une tragédie grecque.

Samedi : des «problèmes stratosphériques» amènent presque au Grexit. La journée s'ouvre par une nouvelle réunion de l'«Eurogroupe», assemblée des ministres des Finances européens. Elle devait être l'occasion de donner un avis sur les nouvelles réformes proposées par la Grèce. Le but : lui accorder un troisième plan d'aide et éviter à tout prix le fameux une sortie de la zone euro. Mais après des mois de négociations acrimonieuses et d'annonces surprise (dont le référendum du 5 juillet en Grèce), les faucons de la zone euro n'y croient plus, évoquant en boucle un «manque de confiance» envers leur partenaire grec.

«Ils ont cuisiné un gâteau, on doit maintenant voir s'il est comestible», lançait le très sceptique Slovaque Peter Kazimir, spécialiste de piques à l'encontre des Grecs. «Les problèmes sont stratosphériques», soupirait une source proche des négociations. La réunion se divise en deux avec, d'une part, les partisans de la rigueur à l'allemande, et de l'autre, les soutiens de la Grèce, de plus en plus clairsemés. Au milieu: la France, qui continue de jouer le rôle «trait d'union» entre les deux parties mais ne réussit plus à calmer les esprits. 

En pleine réunion, un journal allemand annonce que Berlin propose une «sortie temporaire» de la zone euro, jamais envisagée aussi précisément jusque-là. Mais l'information sera rapidement démentie. Après neuf heures de discussions, la réunion est suspendue dans une ambiance des plus lourdes. Elle reprend dimanche ...

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  • M2286010 le lundi 13 juil 2015 à 15:30

    Sans Merkel et Schauble, FH toujours partisan du consensus (c'est plus facile) aurait accepté un accord sans garanties. Les grecs n'ayant jamais respecté leur parole depuis leur entrée dans L4U.E., les contribuables européens auraient, de nouveau, été mis à contribution. Aucun problème en France, où nos gouvernants maîtrisent à la perfection les augmentations de taxes, impôts et chômage !!