Grèce-Contraction plus forte que prévu du PIB au T4

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    ATHENES, 6 mars (Reuters) - L'économie grecque s'est 
contractée bien plus que prévu durant les trois derniers mois de 
2016, après deux trimestres consécutifs de croissance, montrent 
les données publiées lundi par l'institut grec de la statistique 
Elstat. 
    Le produit intérieur brut (PIB) corrigé des variations 
saisonnières est ressorti en repli de 1,2% au quatrième 
trimestre, alors que la première estimation donnée en février 
donnait une contraction limitée à 0,4%. 
    La Grèce, qui espère parvenir à un accord provisoire avec 
ses créanciers internationaux avant la prochaine réunion des 
ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) le 20 mars, 
veut pourtant montrer que les réformes qu'elle a entreprises sur 
la fiscalité et les retraites porteront leurs fruits et mèneront 
au redressement du pays  cette année.   
    Athènes a bénéficié l'an dernier d'un troisième plan de 
sauvetage d'un montant de 86 milliards d'euros.  
    Le Premier ministre Alexis Tsipras a estimé lundi, en 
conseil des ministres, que l'économie était en train de tourner 
une page et était désormais prête à afficher des taux de 
croissance "exceptionnellement élevés" cette année. 
    Le redressement de l'économie grecque sera essentiel pour 
faire reculer un taux de chômage de près de 23%, le plus élevé 
de la zone euro, et pour parvenir à un excédent budgétaire 
primaire (c'est-à-dire hors service de la dette) de 1,75% du PIB 
tel qu'exigé par les créanciers de la Grèce. 
    Le PIB grec, évalué à 175 milliards d'euros, s'est contracté 
à un rythme annuel de 1,1% au quatrième trimestre alors qu'une 
croissance de 0,3% avait été donnée en première estimation. 
    L'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international 
(FMI) s'attendent à un rebond de 2,7% de l'économie grecque 
cette année et la Banque de Grèce projette de son côté une 
croissance de 2,5%, sous réserve que le pays passe l'examen en 
cours des réformes engagées.  
    "La révision des données indique une croissance du PIB réel 
en 2016 de -0,1% par rapport à une croissance de 0,3% suggérée 
par les estimations préliminaires précédentes", commente 
l'économiste d'Eurobank, Platon Monokroussos. 
    Le produit intérieur brut du quatrième trimestre a pâti de 
la faiblesse de la consommation, qui a diminué de 1,1% par 
rapport au troisième trimestre, et d'une contribution négative 
des exportations nettes (-1,4%). 
 
 (George Georgiopoulos; Claude Chendjou pour le service 
français, édité par Wilfrid Exbrayat) 
 
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