Grèce-Coeuré (BCE) cherche à apaiser après la victoire de Syriza

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PARIS, 26 janvier (Reuters) - L'Europe est dans une démarche de dialogue avec la Grèce, qui doit rembourser ses dettes, sachant qu'un rééchelonnement de celles-ci n'est pas exclu, a déclaré lundi Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE). Grand vainqueur des élections législatives de dimanche, le parti de la gauche radicale Syriza espère pouvoir constituer un nouveau gouvernement d'ici mercredi et son dirigeant Alexis Tsipras entend remettre en cause les mesures d'austérité imposées au pays par ses créanciers internationaux. ID:nL6N0V500V ID:nL6N0V40RW "Il y a une double responsabilité : il faut que l'Europe montre qu'elle peut s'adapter à un changement de gouvernement, même radical (...) et de l'autre côté il faut que M. Tsipras respecte les règles du jeu européen", a dit Benoît Coeuré sur Europe 1. "Sur la dette, il y aura une discussion." Alexis Tsipras, "doit payer, ce sont les règles du jeu européen, il n'y a pas de place pour un comportement unilatéral en Europe, cela n'exclut pas une discussion par exemple sur le rééchelonnement de cette dette", a-t-il ajouté, précisant qu'il faisait référence aux prêts accordés par les gouvernements européens et pas à la dette grecque détenue par la BCE. "L'Europe est dans une démarche de dialogue, de coopération avec la Grèce, il faut les aider, il faut que ça réussisse, il faut que cette expérience réussisse, c'est pour ça que les négociations, les discussions vont commencer", a-t-il dit. Benoît Coeuré a jugé qu'il n'y avait pas de risque de contagion à d'autres pays en difficulté de la zone euro, les marchés financiers comprenant selon lui que la situation grecque est différente et que l'assouplissement de la politique de la BCE protégeait le reste de la zone euro. L'assouplissement quantitatif ("QE") annoncé jeudi dernier par la BCE marchera, a-t-il dit, en répétant que la banque centrale était prête à aller plus loin si ce programme ne suffisait pas. Le plus important pour que l'économie européenne reparte est que les gens aient envie d'investir et de consommer, a-t-il poursuivi. Interrogé sur la baisse de l'euro, notamment face au dollar américain EUR= , il a estimé que "cette dynamique de baisse est justifiée économiquement mais à un moment il faudra qu'elle s'arrête et que l'euro se stabilise". (Jean-Baptiste Vey, édité par Véronique Tison)


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