Grèce : avant le vote du Parlement, Tsipras «assume» l'accord mais «n'y croit pas»

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Grèce : avant le vote du Parlement, Tsipras «assume» l'accord mais «n'y croit pas»
Grèce : avant le vote du Parlement, Tsipras «assume» l'accord mais «n'y croit pas»

Après avoir éloigné le spectre d'un «Grexit», le Premier ministre Alexis Tsipras s'est exprimé pendant une heure dans une interview sur la chaîne publique ERT1, alors qu'il devra faire adopter mercredi soir par le Parlement l'accord trouvé lundi à Bruxelles. «J'assume mes responsabilités pour toute erreur que j'ai pu commettre, j'assume la responsabilité pour un texte auquel je ne crois pas mais je le signe pour éviter tout désastre au pays», a-t-il expliqué.

Il a estimé que le risque du Grexit existait toujours tant que l'accord avec la zone euro n'a pas été finalisé. Il s'est néanmoins réjoui du plan de 82 milliards d'euros de prêts sur trois ans que la Grèce peut obtenir si elle remplit les conditions qui lui sont imposées et de l'engagement des créanciers de commencer à discuter de la dette cette année. Mardi soir, bien après l'intervention du Premier ministre, un rapport du FMI indiquait que la zone euro devait aller «beaucoup plus loin» que prévu pour alléger la dette de la Grèce et pourrait même être contrainte d'en effacer une partie. Le pays pourrait par ailleurs avoir besoin de «davantage de financement exceptionnel» provenant des Etats européens, juge le fonds.

«La position des Européens était dure et vindicative»

«La nuit de l’accord a été une sale nuit pour l’Europe qui a mis beaucoup de pression sur un pays, sur un peuple», a jugé Alexis Tsipras. «Mais contrairement au premier texte, nous sommes parvenus à un accord qui ne nous mène pas à une impasse», poursuit-il. Il a ajouté «n'avoir aucune raison de vouloir des élections anticipées» puisqu'il «n'envisage pas de se soustraire à ses responsabilités».

« Le message envoyé c’est que la démocratie ne compte pas pour des pays endettés. Il est évident que les conservateurs européens sont mal à l’aise avec un gouvernement – comme le nôtre – qui est différent », a-t-il estimé. «Je suis sûr que certains ...

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