Grèce : Aube dorée reste dans le collimateur de la justice

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Des centaines de militants du parti néonazi Aube dorée ont manifesté devant le Parlement grec mercredi contre la levée de l'immunité de Nikos Michaloliakos.
Des centaines de militants du parti néonazi Aube dorée ont manifesté devant le Parlement grec mercredi contre la levée de l'immunité de Nikos Michaloliakos.

Mercredi, devant le Parlement grec, les manifestants protestant contre les mesures d'austérité ont laissé leur place à près de 400 militants du parti néonazi Aube dorée venus soutenir leur chef, Nikolaos Michaloliakos, dont la levée de l'immunité était soumise au vote des parlementaires. Le parti, qui a fait élire pour la première fois au Parlement européen trois députés, sort renforcé du dernier scrutin et continue d'attirer des Grecs déçus par les socialistes et la droite.

Après un débat houleux, où le leader du parti a accusé les députés d'orchestrer "un complot politique et judiciaire" contre lui, la quasi-unanimité a voté pour qu'il soit poursuivi pour "port illégal d'armes". Déjà accusé de "direction et appartenance à une organisation criminelle", il est depuis plusieurs mois détenu provisoirement avec six autres députés d'Aube dorée. En septembre dernier, l'assassinat d'un rappeur, Pavlos Fyssas, par un membre du parti néonazi avait provoqué une riposte judiciaire sans précédent en Grèce. Neuf des dix-huit députés d'Aube dorée siégeant au Parlement ont vu leur immunité parlementaire levée et sont eux aussi poursuivis pour "direction et appartenance à une organisation criminelle".

Homicide, port illégal d'armes, violences physiques

L'enquête judiciaire ne vise cependant pas à interdire le parti néonazi, comme le laissent entendre ses membres, qui avaient même envisagé de créer un nouveau parti avec un...

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  • delapor4 le jeudi 5 juin 2014 à 13:30

    Et c'est à peine mieux en France où on interdit de radio-tv Dieudonné et Soral et où on prend plein de prétextes pour interdire leurs spectacles ou conférences. Je ne parle même pas de Fauri sson...

  • delapor4 le jeudi 5 juin 2014 à 13:26

    Les dirigeants des partis d'opposition en prison sous des prétextes fallacieux, c'est la mort de la démocratie.