Grèce : Aube dorée en campagne derrière les barreaux

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Manifestation d'Aube dorée à Thessalonique en juin 2014.
Manifestation d'Aube dorée à Thessalonique en juin 2014.

"Chers combattants et combattantes, je m'adresse à vous depuis la prison où je me trouve détenu illégalement." Dans une salle comble, décorée de drapeaux grecs, une centaine de militants se lèvent pour écouter le discours de Nikos Michaloliakos, le chef du parti néonazi Aube dorée. Le leader n'a pas obtenu d'autorisation pour sortir de sa cellule et participer au meeting qui se tenait, mercredi soir, dans un hôtel du centre d'Athènes.

Depuis le meurtre du rappeur Pavlos Fyssas par un militant d'Aube dorée en septembre 2013, la justice grecque a entamé une procédure judiciaire contre les membres et les députés du parti. Sur les dix-huit députés élus en 2012, sept sont poursuivis pour "appartenance à une organisation criminelle" et se trouvent actuellement en détention. Trois autres sont sous résidence surveillée. Le procès devrait s'ouvrir en mars après divers et nombreux reports. "Les députés d'Aube dorée n'ont pas encore été jugés et à ce titre gardent leurs droits civils", explique Takis Zotos, avocat de la partie civile. Certains d'entre eux se représentent donc aux législatives du 25 janvier, notamment le porte-parole Ilias Kasidiaris, connu à l'étranger pour la gifle infligée à une députée communiste lors d'un débat télévisé.

Le troisième parti

Les slogans lancés par les candidats du parti et repris en écho par la salle sont les mêmes que lors des dernières élections : "Dehors les étrangers", "la Grèce...

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