Grèce : Alexis Tsipras face à une crise politique interne

le , mis à jour à 10:54
15
Grèce : Alexis Tsipras face à une crise politique interne
Grèce : Alexis Tsipras face à une crise politique interne

Un accord a été trouvé ce lundi matin autour de la crise grecque, et cette issue risque d'envenimer la crise politique qui couve en Grèce. Le premier ministre Alexis Tsipras a obtenu le soutien de l'opposition grecque dans les négociations avec les créanciers, mais au prix de dissensions internes à son parti Syriza.

Comme pour tenter de la rassurer, il s'est d'ailleurs adressé à sa majorité ce lundi matin : « Nous avons évité le projet de transfert des actifs à l'étranger, l'asphyxie financière. (…) Nous avons pu obtenir une restructuration de la dette et un financement à moyen terme. Nous savions que ce ne serait pas facile. Mais nous avons obtenu beaucoup de choses pour un changement nécessaire », affirme le Premier ministre grec. Le parlement d'Athènes devrait se réunir ce lundi et son avis est attendu, tous ses membres n'ayant pas soutenu les négociations menées par Alexis Tsipras, y compris dans son propre camp.

Un total de 251 députés, sur 300, avaient autorisé samedi le gouvernement à conduire les négociations avec les créanciers de la Grèce sur la base de propositions à peine différentes de celles que les électeurs ont rejetées à 61% lors du référendum du 5 juillet.

Ce large mandat, le chef du premier gouvernement de gauche radicale au pouvoir le doit au soutien des deux grands partis qui ont gouverné alternativement le pays depuis 40 ans, la Nouvelle Démocratie (droite) et le Pasok (socialiste), auxquels s'ajoute celui de la formation de gauche modérée Potami et du parti de droite souverainiste ANEL, membre de la coalition gouvernementale.

Des défections au sein de Syriza

Mais pas moins de 17 députés de Syriza, qui en compte 149, ont fait défection, parmi lesquels deux ministres, dont le bouillant ministre de l'Energie Panagiotis Lafazanis, adversaire déclaré de l'euro. 15 autres députés ont affirmé, dans une lettre adressée à M. Tsipras, avoir voté «oui» uniquement pour ne pas ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M7966995 le lundi 13 juil 2015 à 11:48

    Tsipras va se faire virer de son pays. Mais je pense qu'il a du inclure sa porte de sortie dans sa négociation avec l'Europe. Une immunité à vie et une retraite dorée dans une îles des Bahamas financé part un fond Européen et on devrait plus trop entendre parlé de lui.

  • ceriz le lundi 13 juil 2015 à 11:42

    normalement le peuple grec devrait l'évincer rapides

  • Pierusan le lundi 13 juil 2015 à 11:32

    Il faut sortir, au moins provisoirement, la Grèce de l'€, a minima la mettre sous tutelle, jusqu'à ce que l'économie souterraine, la fraude, des détournements, aient été, sinon supprimés (= vue de l'esprit), au moins ramenés à la "norme Europe".

  • frk987 le lundi 13 juil 2015 à 11:20

    Suite : Donc après la 3 eme plan il y aura un quatrième, puis un cinquième, c'est RIDICULE.

  • frk987 le lundi 13 juil 2015 à 11:19

    La seule solution pour la Grèce est de supprimer le cash....facile à dire, impossible à réaliser. Un pays du tiers-monde avant son entrée dans l'euro ne devient pas par magie un pays "normal" avec une administration fiscale inexistante. Il faut un siècle pour créer un cadastre, il faut un siècle pour créer une administration fiscale efficace. Et avec la réduction budgétaire que voulez vous que fasse la Grèce : RIEN.....

  • M3435004 le lundi 13 juil 2015 à 11:16

    Ce qu'on appelle récession en Grèce, c'est la récession du secteur "blanc". Pour le secteur black, c'est le plein boom. ce qu'on appelle l'austérité consiste, pour l'essentiel, à peindre le black en blanc.

  • DADA40 le lundi 13 juil 2015 à 11:13

    Prochaine étape : accepter le paiement par carte bancaire qui laisse des traces permettant de faire rentrer l a TVA ?

  • DADA40 le lundi 13 juil 2015 à 11:12

    S'ils avaient modifié la constitution pour pouvoir taxer les riches comme l'église, ils n'en seraient pas là. Il faut qu'ils luttent contre la corruption des fonctionnaires chargés de faire rentrer les impôts et taxes.

  • Cambio17 le lundi 13 juil 2015 à 11:08

    C'est pas l'extrême Gauche qui va résoudre la crise en Grèce ! Il faut que ce pays soit placé sous tutuelle... Que la corruption s'arrête ! La TVA à 23% c'est bien, mais déjà qu'avec un taux de 13% seulement 50% de la tva rentre dans les caisses de l'état... CQFD !

  • M1175512 le lundi 13 juil 2015 à 10:54

    Tu m'étonnes qu'ils ne sont pas d'accord. L'accord signé va encore aggraver la récession et en plus mettre ce qu'il leur reste de biens publics sous contrôle étranger. La faute de Tsipras est d'arriver non préparé à cette réunion. Il aurait instauré un contrôle des capitaux à son arrivée, poursuivi les évadés fiscaux, il aurait pu se mettre en position d'assumer un Grexit. Je souhaite que notre prochain gouvernement se mette en position d'assumer un Frexit pour tarter Merkel.