Grasso : «Les mafias ont subi des coups très durs»

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INTERVIEW - Affaiblies par les assauts de la justice italienne, ces organisations multiplient les alliances transnationales. Entretien avec le procureur Pietro Grasso.

Le procureur italien Pietro Grasso dirige le parquet national antimafia.

LE FIGARO.- Vingt ans après l'assassinat des juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino, peut-on dire que la mafia a été battue? Est-elle encore dangereuse?

Pietro GRASSO.-Cosa Nostra, la mafia sicilienne de Toto Riina, a subi des coups très durs qui ont considérablement limité sa capacité militaire, son enracinement sur le territoire. Nombre d'enquêtes sont en cours. Elles nous font espérer d'arriver prochainement à la victoire définitive. Mais il reste encore beaucoup à faire. Sur le terrain, un seul chef historique est encore en liberté (Matteo Denaro Messina à Trapani, NDLR). Son rôle de commandement est beaucoup affaibli. Il n'exerce pratiquement plus aucun pouvoir.

Vous avez déploré que la confiscation des biens mafieux ne soit pas gérée comme elle devrait. Pourquoi?

Plus de quarante milliards d'euros de biens mafieux de toutes sortes ont été saisis en quatre ans: terrains, immeubles, so

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