GRAPHES-Zone euro-Pas d'effet de contagion de la Deutsche Bank

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    * Ni contagion aux autres banques, ni contagion aux 
souverains: http://bit.ly/2eiOZJU 
    * Sous-performance boursière des banques européennes: http://bit.ly/2dFwMnk 
 
    10 octobre (Reuters) - Les difficultés des banques 
européennes, illustrées par les déboires de la Deutsche Bank 
 DBKGn.DE , n'ont pas entraîné les effets de contagion constatés 
lors de la crise financière de 2008 puis de la crise des dettes 
souveraines de la zone euro en 2011-2012.  
    Certes l'indice sectoriel européen  .SX7P  est en repli de 
22% depuis le début de cette année, la conjugaison de 
réglementations plus strictes, de frais de justice et de 
l'apparition de taux d'intérêt négatifs pesant sur les 
bénéfices.  
    L'importance des prêts non performants dans le bilan des 
banques italiennes et la perspective d'une nouvelle et très 
lourde amende infligée à la Deutsche Bank aux Etats-Unis ont 
remis sur le devant de la scène la question de la santé 
financière des banques européennes.  
    Pourtant, si le coût d'achat d'une garantie contre le risque 
de défaut de la Deutsche Bank s'est tendu au cours des dernières 
semaines, il n'en est pas allé de même pour l'ensemble des 
banques européennes.  
    Celui-ci a plutôt diminué cette année et reste nettement 
inférieur aux points hauts observés pour la dernière fois 
pendant la crise des dettes souveraines au sein de la zone euro. 
    Le coût d'achat d'une garantie contre le risque de défaut 
des émetteurs souverains de la zone euro est quant à lui resté 
stable, illustrant le succès de la réforme bancaire européenne 
dans l'isolement du risque bancaire et du risque souverain.  
    Graphique de l'évolution du coût d'une garantie contre le 
risque de défaut de la Deutsche Bank, des banques européennes et 
des souverains de la zone euro depuis 2008 : 
    http://bit.ly/2eiOZJU 
     
    "Globalement, les banques ont accompli de gros progrès 
depuis la crise financière pour assainir leur bilan et ont porté 
leur ratio de fonds propres durs à environ 11% en Europe, soit 
le double de son niveau il y a huit ans", soulignent les 
analystes de JPMorgan Asset Management.  
    "Malgré la persistance de difficultés, les craintes d'une 
crise bancaire européenne paraissent exagérées", ajoutent-ils.  
    Les banques européennes sont en revanche très affaiblies par 
rapport à leurs concurrentes américaines depuis la crise des 
dettes souveraines au sein de la zone euro.  
    L'indice sectoriel des premières est à peine supérieur au 
point bas atteint lors de la crise financière de 2008 alors que 
celui des secondes est proche de ses niveaux du début des années 
2000.  
    Depuis les points bas de 2008, l'indice KBW des banques 
américaines a été multiplié par 3,5 quand l'indice Stoxx des 
banques européennes a fait du surplace.  
    Graphique de l'évolution de l'indice KBW des banques 
américaines et de l'indice Stoxx des banques européennes depuis 
1995 :  
    http://bit.ly/2dFwMnk 
     
    Source :  
    * Market Insight. Synthèse hebdomadaire. JPMorgan Asset 
Management. 10 octobre 2016     
 
 (Marc Joanny, édité par Dominique Rodriguez) 
 

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  • danalias il y a un mois

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