GRAPHES-Zone euro-Le vent du Brexit souffle sur le risque souverain

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    * Le coût de l'assurance contre le défaut de la GB s'est 
envolé 
    * http://bit.ly/1Qk5RtO 
    * Celui des dettes périphériques de la zone euro a suivi 
    * http://bit.ly/1RDwlXE 
    * La France n'est pas épargnée, mais moins touchée que la GB 
    * http://bit.ly/1LSAEK8 
    * Les situations politiques nationales, facteur aggravant 
 
    1er mars (Reuters) - L'augmentation du coût de l'assurance 
contre le risque de défaut sur la dette souveraine britannique, 
conséquence des craintes liées au référendum sur le maintien de 
la Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne, s'est propagée 
aux dettes souveraines des pays périphériques de la zone euro et 
à celle de la France.  
    Graphique sur l'évolution du CDS à cinq ans de la 
Grande-Bretagne et de la France depuis début 2015 :  
    http://bit.ly/1Qk5RtO 
    Graphique sur l'évolution du CDS à cinq ans des pays 
périphériques de la zone euro depuis début 2015 :  
    http://bit.ly/1RDwlXE 
     
    La France et le Royaume-Uni, qui tiendront jeudi un 34e 
sommet bilatéral, présentent des caractéristiques similaires en 
terme d'appréciation de leur solvabilité à long terme. 
    Ils pratiquent toutes deux les "déficits jumeaux", joignant 
à un déficit chronique des finances publiques, un déficit de la 
balance courante, ce qui les rend dépendants des financements 
extérieurs.  
    Graphique sur l'évolution du solde des finances publiques et 
de la balance courante en France et au Royaume-Uni :  
    http://bit.ly/1QpZJ4u 
     
    La perspective du référendum sur le Brexit s'est d'ailleurs 
traduite par un affaiblissement de la livre aussi bien contre 
l'euro que contre le dollar.  
    Graphique sur l'évolution de la livre contre l'euro et 
contre le dollar : http://bit.ly/1Qq1AWU 
     
    Protégée par son appartenance à la zone euro et par le 
programme d'assouplissement quantitatif de la Banque centrale 
européenne, la France a d'ailleurs enregistré une moindre 
augmentation du coût d'assurance contre un défaut sur sa dette 
souveraine que le Royaume-Uni, une situation inédite depuis la 
crise des dettes souveraines au sein de la zone euro.  
    Graphiques sur l'évolution des CDS souverains à 5 ans de la 
France et du Royaume-Uni depuis 2010 : http://bit.ly/1LSAEK8 
     
    INSTABILITÉ POLITIQUE 
    En ouvrant, la boîte de Pandore d'une possible sortie d'un 
pays membre de l'Union européenne, le référendum britannique 
peut rouvrir celle d'un éclatement de la zone euro. 
    "Le Brexit serait une décision volontaire et une fois 
libéré, le 'génie de la sortie' ne pourrait plus être maîtrisé", 
estime Richard Batley, de Lombard Street Research. "Le Spexit, 
l'Itexit sans parler du Frexit ne seraient sans doute plus 
considérés avec le même haussement d'épaule que l'était le 
Brexit il y a seulement quelques années", poursuit-il en 
référence à une possible sortie de l'Espagne, de l'Italie voire 
de la France. 
    La question se pose avec d'autant plus d'acuité pour 
certains pays de la zone euro que les consensus politiques 
nationaux sur les réformes structurelles et la maîtrise des 
déficits publics sont mis à mal. 
    En Irlande, le risque d'un blocage politique durable s'est 
accru dimanche faute de majorité claire à l'issue des élections 
législatives.   
    En Espagne, le chef de file des socialiste espagnols, Pedro 
Sanchez, se présente ce mardi devant le Parlement espagnol, 
qu'il va s'efforcer de convaincre d'approuver la coalition qu'il 
a mise sur pied. Depuis le début des consultations à l'issue des 
élections du 20 décembre, aucun parti n'est apparu en mesure de 
constituer une majorité stable.   
    Au Portugal, le nouveau gouvernement socialiste issu des 
élections d'octobre et qui s'appuie sur des formations plus à 
gauche pour se maintenir au pouvoir, a dû revenir sur certaines 
mesures d'austérité mises en oeuvre au cours de la période 
durant laquelle le pays bénéficiait d'une assistance financière 
internationale. 
    En France enfin, le gouvernement, confronté à une 
contestation de son projet de réforme du Code du travail dans 
les rangs de la gauche, par les syndicats et les organisations 
lycéennes et étudiantes, s'est résolu à reporter au 24 mars la 
présentation du texte en conseil des ministres.  
     
    Sources :  
    *Brexit, Frexit! LSR Daily Note. Lombard Street Research. 25 
février 2016.   
    *Brexit risk remains high despite deal with Europe. Exane 
BNP Paribas. 22 février 2016.  
    *Royaume-Uni : tout est déjà si différent de la zone euro ; 
le Brexit n'accroîtrait pas les différences. 12 février 2016  
     
 
 (Marc Joanny, édité par Marc Angrand) 
 
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