GRAPHES-Pas d'effet Fillon pour la dette de la France

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    * La baisse des taux allemands ne profite à aucun autre pays 
euro: 
    * http://bit.ly/2fF49VX 
    * L'écart de taux France-Allemagne a doublé depuis fin 
octobre: 
    * http://bit.ly/2gCrZUk 
    * Rome concentre les risques politique, de solvabilité et 
bancaire 
 
    28 novembre (Reuters) - Le recul des taux allemands peine à 
profiter aux autres pays de la zone euro qui restent plombés 
soit par les incertitudes politiques, soit par l'ampleur de leur 
déficit et de leur dette publics, soit par la fragilité de leur 
système bancaire quand ce n'est pas les trois à la fois.  
    Le rendement des obligations à 10 ans de l'Etat allemand  
 DE10YT=TWEB  est retombé lundi à 0,2%, au plus bas depuis la 
victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine 
du 8 novembre qui avait provoqué une flambée des taux liée aux 
perspectives de relance budgétaire massive par le président-élu. 
    Aucun pays de la zone euro ne bénéfice de cette relative 
détente, les écarts de rendement à dix ans avec l'Allemagne 
continuant de se creuser pratiquement partout, y compris dans 
les pays traditionnellement considérés comme les plus solvables. 
    Graphique sur l'évolution des écarts de rendements à 10 ans 
avec l'Allemagne dans les pays coeur et les principaux pays dits 
périphériques de la zone euro : http://bit.ly/2fF49VX 
     
    L'écart de rendement entre la France et l'Allemagne a 
pratiquement doublé depuis la fin octobre à près de 60 points de 
base et se rapproche des niveaux atteints au plus fort de la 
crise financière de 2008-2009 tout en demeurant très éloigné des 
pics de la crise des dettes souveraines de 2011-2012. 
    Graphiques sur l'évolution des écarts de rendement à 10 ans 
entre l'Allemagne et la France: http://bit.ly/2gCrZUk 
     
    La nette victoire remportée par François Fillon à la 
primaire des Républicains ne semble pas avoir rassuré les 
investisseurs.  
    "Le programme de Mr Fillon est très ambitieux sur le plan 
des réformes. En particulier, il envisage une détérioration 
initiale significative du déficit public et des réformes 
structurelles musclées concernant le droit du travail, les 
retraites et les fonctionnaires", notent les analystes de 
Barclays qui rappellent toutefois que l'élection présidentielle 
française est encore loin.  
    Ils soulignent aussi que Français Fillon est partisan de 
profondes réformes sur l'Europe, "ce qui pourrait conduire à des 
difficultés", notamment avec l'Allemagne.  
    La France cumule ainsi les inquiétudes sur sa solvabilité et 
la persistance d'une incertitude politique que la victoire de 
François Fillon à la primaire des Républicains n'a pas 
totalement levé.  
    D'autres pays dont les finances publiques sont en meilleure 
posture que celles de la France sont aussi pénalisés par le 
risque politique, notamment l'Autriche ou les Pays-Bas.  
     Dans le premier cas, l'ancien dirigeant écologiste 
autrichien Alexander Van der Bellen, qui se présente à 
l'élection présidentielle sous l'étiquette d'indépendant, est 
opposé au chef du parti d'extrême droite FPÖ (Parti de la 
liberté) Norbert Hofer dimanche prochain pour un nouveau second 
tour de scrutin. Le précédent, remporté de justesse par Van der 
Bellen, a été annulé pour irrégularités. 
    Aux Pays-Bas, où des élections législatives doivent avoir 
lieu en mars prochain, la formation d'extrême droite de Geert 
Wilders, le Parti pour la liberté, fait la course en tête dans 
les sondages d'intention de vote.  
    Des pays dont le paysage politique est moins incertain comme 
l'Irlande font quant à eux les frais de la fragilité de leur 
système bancaire alors que les créances douteuses atteignaient 
1.200 milliards d'euros à fin 2015 au sein de la zone euro, soit 
5,7% de l'actif total des banques. Cette proprotion atteint 
21,5% en Irlande.  
    L'Italie cumule tous les risques, politique, de solvabilité 
et bancaire.  
    Le référendum constitutionnel de dimanche peut déstabiliser 
la coalition conduite par le président du Conseil Matteo Renzi 
en cas de victoire du non mais elle peut aussi ouvrir la voie à 
une refonte de la loi électorale susceptible de faire basculer 
le paysage politique sur une seule élection, en février 2018 ou 
avant en cas d'élections anticipées. 
    Les prêts non performants représentent 17% des actifs 
bancaires du pays et la troisième banque du pays, Banca Banca 
Monte dei Paschi di Siena  BMPS.MI , a reconnu lundi que des 
litiges dont le coût pourrait dépasser huit milliards d'euros, 
la dégradation de sa liquidité et la possibilité de nouvelles 
dépréciations d'actifs figuraient parmi les multiples risques 
susceptibles de faire échouer son plan de redressement de cinq 
milliards d'euros.   
    Enfin, Rome affiche l'un des ratios rapportant la dette 
publique au produit intérieur brut le plus élevé du monde et la 
soutenabilité de ses finances publiques est lourdement 
hypothéquée par une croissance atone.  
     
    Sur le même thème :  
    Italy, Austria in spotlight as eurozone bond markets 
fragments   
     
    Sources :  
    *A long winding road ahead for Mr Fillon. Barclays. 28 
novembre 2016. 
    *La trumponimocs, c'est le coup fatal pour la zone euro. 25 
novembre 2016.   
    *Référendum italien: Préparez-vous à un autre choc 
politique. Investment Research. Axa Investment managers. 23 
novembre 2016.  
    *Italie : référendum et loi électorale, deux iongrédients 
pour une prochaine crise politique. Cross Asset Investment 
Strategy. Amundi Asset Management. Novembre 2016  
     
     
 
 (Marc Joanny, édité par Véronique Tison) 
 

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  • franck8 il y a une semaine

    Les taux français à 10 ans sont quand même deux fois moins élevés que les britanniques et 3 fois mains que les américains !

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