GRAPHES-Monnaie, crédit et Bourse : Plus de potentiel en Europe qu'aux US

le , mis à jour à 15:43
0

* Masse monétaire, crédit et performance boursière en zone euro : * http://bit.ly/1e7TfYb * Masse monétaire, crédit et performance bousière aux Etats-Unis : * http://bit.ly/1J9GgQp 26 juin (Reuters) - Le ralentissement inattendu de la croissance de la masse monétaire au sein de la zone euro au mois de mai ne remet pas en cause l'écart très net avec la dynamique du crédit au secteur privé, de bon augure pour les actifs risqués contrairement aux évolutions constatées aux Etats-Unis. La croissance de la masse monétaire M3 a légèrement ralenti en mai au sein de la zone euro à 5% en glissement annuel contre 5,3% le mois précédent tandis que le crédit au secteur privé a renoué avec la croissance avec une progression symbolique de 0,2% sur un an alors qu'il était étale le mois précédent. L'écart de croissance entre la masse monétaire, mesurée par l'agrégat M2, et celle du crédit au secteur privé demeure toutefois proche des plus hauts atteints après le déclenchement de la crise financière de 2008-2009, ce qui est de bon augure pour la performance des actifs risqués. Graphique sur l'écart de croissance entre la masse monétaire M2 et le crédit au secteur privé en zone euro depuis 1992: http://bit.ly/1e7TfYb Le lien entre l'évolution des agrégats monétaires et les prix des actifs est bien établi et l'abondance des liquidités liée aux politiques d'assouplissement quantitatif des grandes banques centrales a été un facteur explicatif de plus en plus important de la performance des Bourses mondiales, rappellent les analystes de Barclays. Ils soulignent toutefois que l'écart entre la croissance de la masse monétaire et celle du crédit bancaire peut s'avérer un bon indicateur des perspectives d'évolution des indices boursiers. "De manière simple, au fur et à mesure que l'économie se rétablit et que le crédit repart, le besoin d'un soutien monétaire extraordinaire diminue", expliquent-ils. Aux Etats-Unis, l'écart entre la croissance de la masse monétaire et celle du crédit bancaire s'est entièrement résorbé et le crédit bancaire à même recommencé à soutenir la croissance de la masse monétaire. "Cela conforte l'idée que la stimulation monétaire devrait être progressivement réduite par la Réserve fédérale et que la performance des actions va vraisemblablement diminuer", en concluent-ils. Graphique sur l'écart de croissance entre la masse monétaire M2 et le crédit au secteur privé aux Etats-Unis depuis 1985: http://bit.ly/1J9GgQp Sources : *ECB's monetary data brings rays of sunshine. Data snap. Economic Research. Natixis. 26 juin 2015 *Money growth, lending and asset prices. Focus. Global Macro Daily. Barclays. 24 juin 2016. (Marc Joanny)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant