GRAPHES -Moins de paris à la baisse du sterling, l'effet Brexit s'estompe

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    * Forts rebonds de la livre après des spéculations 
baissières: 
    * http://tmsnrt.rs/2bXR7mB 
    * Les positions courtes se réduisent: http://tmsnrt.rs/2c8SiTC 
    * Les craintes de récession imminente dissipées 
 
    par Jamie McGeever et Anirban Nag 
    LONDRES, 5 septembre (Reuters) - Les intervenants sur le 
marché des changes ont réduit leurs positions à la baisse sur la 
livre sterling après une succession d'indicateurs conjoncturels 
montrant que l'économie britannique avait résisté jusqu'à 
présent au choc du vote du 23 juin en faveur d'une sortie du 
Royaume-Uni de l'Union européenne.  
    La livre a commencé à remonter après avoir perdu plus de 10% 
de sa valeur avec le référendum pour un Brexit, les enquêtes sur 
le climat des affaires, les données sur les ventes au détail, 
les achats d'automobiles, les exportations, la construction ou 
les prix de l'immobilier montrant la bonne tenue de la 
conjoncture au cours de l'été. 
    La résistance de l'économie britannique, qui a pris les 
économistes de court et défié une Banque d'Angleterre qui 
s'était préparée au pire, a aussi déstabilisé des intervenants 
du marché des changes qui avaient constitué des positions 
vendeuses record sur la livre dans la perspective d'une 
poursuite de sa baisse.  
    Les positions vendeuses nettes sur le sterling ont diminué 
la semaine dernière pour la première fois en neuf semaines sur 
le Chicago Mercantile Exchange, selon les données de la 
Commodity Futures Trading Commission (CFTC).  
    Le recul est certes limité avec une position vendeuse nette 
portant sur 92.486 contrats d'une valeur nominale de 8.000 
milliards de dollars contre un record à 94.978 contrats la 
semaine précédente.  
    Mais, au vu des épisodes de spéculation à la baisse de la 
livre au cours des vingt dernières années, le rebond du sterling 
n'est pas terminé et les positions courtes peuvent connaître un 
débouclement rapide et de forte ampleur. 
      
    Graphique sur les rebonds de la livre après des spéculations 
baissières : http://tmsnrt.rs/2bXR7mB 
    Les positions courtes se réduisent: http://tmsnrt.rs/2c8SiTC 
     
    "Les anticipations de récession en Grande-Bretagne se 
dissipent et des interrogations se font jour sur le point de 
savoir si la Banque d'Angleterre a été trop agressive dans 
l'assouplissement (de la politique monétaire)", a dit Manuel 
Oliveri, stratégiste changes du Crédit Agricole.  
    "Nous expliquons à nos clients qu'il y a un risque lié à la 
clôture de positions et que le sterling pourrait rebondir à 
1,35-1,36 dollar." 
    La livre s'est traitée jusqu'à 1,3375 dollar  GBP=  lundi, 
au plus haut depuis le 15 juillet et en hausse de plus de 4% par 
rapport à son plus bas de 31 ans à 1,28 dollar atteint dans les 
jours qui ont suivi les résultats du référendum sur le Brexit. 
    Le secteur des services, qui représente 70% de l'économie 
britannique, a connu le mois dernier une croissance si soutenue 
qu'elle remet en cause la perspective d'un plongeon du pays dans 
la récession cette année.  
    L'indice PMI Markit/CIPS du secteur s'est ainsi établi à 
52,9 le mois dernier contre 47,7 en juillet, qui avait 
représenté un creux de sept ans. C'est le gain le plus 
spectaculaire d'un mois sur l'autre depuis la création, il y a 
20 ans, de l'enquête auprès des directeurs d'achat.   
    Les économistes de JPMorgan en charge de la Grande-Bretagne 
estiment d'ailleurs que les risques d'une récession imminente 
ont diminué. Ils maintiennent leur appel en faveur d'un nouvel 
assouplissement de la politique monétaire par la Banque 
d'Angleterre cette année mais ils ont revu leur prévision de 
croissance sur l'ensemble de l'année à 1,9% contre 1,7% 
précédemment et tablent désormais sur une hausse du PIB de 0,9% 
l'an prochain (contre 0,6%).  
    Le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney devra 
expliquer mercredi aux parlementaires britanniques les récentes 
décisions et les perspectives économiques de la banque centrale 
alors que certains membres de la commission des Finances se 
montrent très critiques de son discours sur les conséquences 
potentiellement négatives du Brexit avant le vote et de ses 
décisions d'abaisser le taux directeur à un nouveau plus bas 
record de 0,25% tout en réactivant son programme d'achats 
d'actifs.  
    "Nous n'avons pas modifié notre anticipation d'une nouvelle 
baisse des taux par la Banque d'Angleterre en novembre. Mais 
cette perspective est désormais affectée d'une plus forte 
incertitude", a dit Alan Monks, économiste sur la 
Grande-Bretagne de JPMorgan.  
      
 
 (Marc Joanny pour le service français, édité par Patrick 
Vignal) 
 

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  • M9425023 il y a 10 mois

    Aucune démocratie n'est à l'abri d'un vote impulsif et populiste. Ensuite il faut gérer et préparer l'opinion à "l'amende honorable". Fin décembre, ce sera chose faite.