GRAPHES-Les réserves de change en euro réduites avec les taux négatifs

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    * Graphique sur les réserves de change mondiales: 
    * http://link.reuters.com/jyx68s 
    * Graphique sur les réserves de change des émergents: 
    * http://link.reuters.com/peb85s 
    * Graphique sur la composition des réserves de change: 
    * http://t.co/Ylo8DSvxR0 
 
    par Jamie McGeever 
    LONDRES, 8 octobre (Reuters) - Le passage de certains taux 
d'intérêt en territoire négatif au sein de la zone euro pousse 
les banques centrales à revoir l'allocation géographique de 
leurs réserves de change et le récent recul de la part de l'euro 
pourrait marquer le début d'un mouvement plus large qui 
accentuerait les pressions baissières sur la devise européenne. 
    La réduction de leurs avoirs en euros dans leurs réserves de 
change par les banques centrale au deuxième trimestre est la 
plus importante constatée en près de deux ans, montrent des 
données publiées la semaine dernière par le fonds monétaire 
international. Des analystes estiment qu'elle a porté sur 
l'équivalent d'environ 40 milliards de dollars après prise en 
compte des effets de change et de valorisation. 
    C'est un mouvement significatif, entièrement dû aux banques 
centrales des pays émergents, qui pourrait ne pas en rester là 
s'il est lié au passage de certains taux en territoire négatif 
au sein de la zone euro, estiment-ils. 
    Depuis la fixation par la Banque centrale européenne de son 
taux de dépôt en dessous de zéro, les taux sur les bons du 
Trésor à très court terme de pas moins de sept pays européens 
sont aussi devenus négatifs. 
    Cela se traduit par un coût pour les banques centrales qui 
détiennent une partie de leurs réserves en euro. 
    La part des quelque 12.000 milliards de dollars de réserves 
de change des banques centrales détenue en euro est estimée  
24%, selon les dernières données disponibles, soit près de 3.000 
milliards de dollars. 
    Elle avait atteint un point haut à 28% en 2009 mais était 
proche de son niveau actuel il y a dix ans.  
    Le recul intervenu au cours des cinq dernières années ne 
signifie pas qu'il y ait eu des cessions nettes d'euro par les 
banques centrales.  
    En termes nominaux, les montants d'euros achetés par les 
banques centrales pour leurs réserves de change ont continué 
d'augmenter mais en raison des effets de change et de 
valorisation et de la diversification des réserves dans d'autres 
devises, le poids relatif de la monnaie unique a diminué. 
    La chute enregistrée au deuxième trimestre est en revanche 
inhabituelle et montre selon des analystes que les taux négatifs 
ont un impact significatif. 
    Sur l'enveloppe des réserves détenues en euro, près de 1.000 
milliards le sont sous forme de dépôts à très court terme, de 
bons du Trésor ou d'obligations d'Etat d'échéance très 
rapprochés, donc exposés aux taux négatifs, selon Nomura. 
    "Même si 10% à 20% seulement de ses avoirs sont affectés, du 
point de vue du change, nous parlons de flux d'environ 100 à 200 
milliards d'euros", a déclaré Jens Nordvig, stratégiste change 
de Nomura. 
    "Cela pourrait donner le coup d'envoi à un important 
rééquilibrage des réserves, qui exercerait une pression négative 
durable sur l'euro", a-t-il ajouté. 
     
 
 (Marc Joanny pour le service français, édité par Véronique 
Tison) 
 
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