GRAPHES-Les profits de Google, ou le grand écart des BPA

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    * Ecart croissant entre BPA ajustés et US GAAP des sociétés 
US 
    * http://bit.ly/20mCHC5 
    * Endettement des entreprises et divergence USA-Zone euro : 
    * http://bit.ly/1QENpMr 
    * Un taux d'imposition en baisse 
 
    2 février (Reuters) - Alphabet  GOOGL.O , la société-mère du 
moteur de recherche Google, est devenue mardi la première 
capitalisation boursière mondiale, portée par une forte hausse 
de son bénéfice par action (BPA). Cette progression est pourtant 
à relativiser, comme celle du BPA de la plupart des entreprises 
américaines cotées. 
    Alphabet a fait état d'une hausse de près de 30% de son 
bénéfice par action ajusté au titre de l'exercice 2015, une 
performance saluée par une hausse de plus de 4% du titre dans 
les premiers échanges mardi à Wall Street.  
    Le BPA ajusté est ressorti à 8,67 dollars par action au 
quatrième trimestre 2015 contre 6,76 dollars sur la même période 
un an auparavant. 
    Le bénéfice par action tel qu'il ressort de l'utilisation 
des normes comptables américaines US GAAP s'établit en revanche 
à 7,06 dollars contre 6,79 dollars un an auparavant, soit une 
progression beaucoup moins flatteuse d'à peine 4%. 
    Les entreprises américaines sont tenues de publier leurs 
résultats selon les normes US GAAP mais peuvent aussi publier un 
bénéfice ajusté pour autant qu'elles explicitent les ajustements 
effectués.  
    C'est ce bénéfice ajusté qui est généralement retenu par les 
analystes financiers et pour l'élaboration des consensus sur les 
prévisions de résultats, car il est considéré comme un reflet 
plus fidèle de l'activité de l'entreprise.  
    L'écart moyen entre les bénéfices par action des sociétés 
américaines cotées tels qu'ils ressortent de l'application des 
normes comptables et des ajustements effectués par les 
entreprises atteint actuellement 25% en moyenne.  
    Il a eu tendance à s'accroître au cours des dernières 
années, sans toutefois aller jusqu'à retrouver les niveaux 
constatés au cours de la crise financière de 2008-2009. 
    De plus, si les résultats ajustés continuent de croître, il 
n'en va pas de même pour les résultats en normes US GAAP.  
    
    Graphique sur les résultats par action des entreprises 
cotées américaines en normes US GAAP et ajustés :  
    http://bit.ly/20mCHC5 
     
    A la différence de leurs homologues européennes, les 
entreprises américaines n'ont pas hésité à mettre à profit la 
faiblesse des taux d'intérêt pour se ré-endetter fortement, puis 
à utiliser une partie des capitaux ainsi levés pour racheter 
leurs actions, et améliorer ainsi leur bénéfice par action.  
     
    Graphique sur la divergence des taux d'endettement des 
entreprises européennes et américaines :  
    http://bit.ly/1QENpMr 
     
    Sans recourir à l'endettement, Alphabet avait annoncé en 
octobre un programme de rachat d'actions pour un montant maximum 
d'un peu plus de cinq milliards de dollars sur une durée non 
précisée.   
    Bien qu'au centre des controverses sur l'évasion fiscale des 
multinationales, Alphabet a par ailleurs fait état lundi d'une 
baisse de son taux d'imposition des bénéfices en 2015 par 
rapport à l'année précédente.  
    La provision constituée au titre de l'impôt sur les 
bénéfices atteint 3,3 milliards de dollars pour 2015 pour un 
résultat avant impôt des opérations poursuivies de 19,65 
milliards, soit un taux d'imposition prévu de 16,8%.  
    Pour 2014, la provision avait été de 3,64 milliards, soit 
21% du résultat imposable courant, qui avait atteint 17,26 
milliards.  
 
    Source :  
    *Marché en 2016 : Les dangers du grand écart. Présentation 
Invesco. 2 février 2016.  
    
 
 (Marc Joanny, édité par Marc Angrand) 
 

Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
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