GRAPHES-La livre, couverture contre le risque bancaire, politique européen ?

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    * Nouveaux plus bas et regain de volatilité pour la livre: 
    * http://bit.ly/2dm2maC 
    * Risques souverains relatifs GB-Zone euro et GBP-EUR 
divergent 
    * http://bit.ly/2dBbvcl 
    * Mais l'amélioration du risque souverain britannique est 
limitée: 
    * http://bit.ly/2cMUJX1 
 
    PARIS, 3 octobre (Reuters) - La livre sterling a touché de 
nouveaux plus bas lundi et connaît un regain de volatilité en 
raison des inquiétudes des investisseurs sur les modalités de la 
sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (Brexit), qui vont à 
l'encontre du rôle dévolu à la devise de couverture potentielle 
contre les risques bancaires et politiques en Europe 
continentale.  
    La devise britannique est tombée à un plus bas de trois ans 
contre l'euro et de trois mois contre le dollar après que la 
Première ministre Theresa May a dit dimanche que la 
Grande-Bretagne invoquerait avant la fin mars 2017 l'article 50 
du Traité européen, qui lance le processus effectif de sortie de 
l'UE.   
    La livre se rapproche ainsi du plus bas de 31 ans contre la 
devise américaine qu'elle a atteint le 6 juillet dans la foulée 
du référendum du 23 juin sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union 
européenne. 
    La volatilité des options sur le sterling-dollar à un mois 
et six mois s'est aussi tendue, même si elle reste nettement 
inférieure aux niveaux atteints avant le référendum.  
    Graphiques sur l'évolution de la livre sterling contre 
l'euro et le dollar et sur la volatilité des options 
sterling-dollar: http://bit.ly/2dm2maC 
     
    Au delà des précisions sur le calendrier du Brexit, les 
investisseurs s'inquiètent surtout des modalités de sortie du 
Royaume-Uni de l'UE et de l'éventualité d'un "hard Brexit", qui 
verrait Londres renoncer aux avantages du marché unique européen 
en contrepartie d'une souveraineté retrouvée en matière de 
politique migratoire.  
    Au regard de l'appréciation relative du risque souverain 
britannique et de la zone euro par les marchés, mesurée par 
l'évolution des dérivés sur le risque de défaut souverain à cinq 
ans de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne, la livre est 
nettement sous-évaluée par rapport à l'euro.  
    Graphique sur les risques souverains relatifs GB-Zone euro 
et la livre sterling en euro: http://bit.ly/2dBbvcl 
     
    Alors que le risque souverain relatif et le taux de change 
sterling-euro ont évolué en parallèle depuis l'automne 2015, ils 
n'ont cessé de diverger depuis le mois d'août.  
    L'appréciation relative du risque souverain valoriserait le 
sterling à 1,30 euro contre moins de 1,15 actuellement 
 GBPEUR= .  
    Pour les analystes changes de Bank of America Merrill Lynch, 
la volatilité de l'euro pourrait augmenter du fait d'une 
sous-estimation par le marché des risques politiques au sein de 
la zone euro et de ceux liés à la recapitalisation des banques.  
    Ils estiment ainsi que la possibilité d'un rejet de la 
réforme constitutionnelle en Italie lors du référendum prévu le 
4 décembre n'a pas été suffisamment prise en compte par les 
investisseurs, même si le gouvernement italien a exclu de 
démissionner quel que soit le résultat du scrutin.   
    Ils préviennent aussi que les risques liés à la 
recapitalisation des banques européennes, illustrés notamment 
par les déboires boursiers de Deutsche Bank  DBKGn.DE , peuvent 
contribuer à une fuite des capitaux dont bénéficierait la livre. 
    Mais le nouvel accès de faiblesse de livre peut aussi 
refléter l'anticipation par le marché de l'évolution relative 
des risques souverains de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne.  
    Si le coût d'une couverture contre un risque de défaut 
souverain à cinq ans est resté relativement stable pour 
l'Allemagne depuis l'automne 2015, il a nettement augmenté pour 
la Grande-Bretagne jusqu'au référendum sur le Brexit, avant de 
reculer depuis.  
    Graphique sur l'évolution CDS souverain à cinq ans de 
l'Allemagne et de la Grande-Bretagne :  
    http://bit.ly/2cMUJX1 
  
  
    Une possible augmentation du coût d'assurance contre un 
risque de défaut de l'Allemagne lié aux besoins de 
recapitalisation des banques allemandes et de la Deutsche Bank 
en particulier pourrait toutefois être bien inférieure à celle 
qu'entraînerait un "hard Brexit" pour celui de la 
Grande-Bretagne, en raison notamment de la dépendance de cette 
dernière aux financements extérieurs.  
    La Grande-Bretagne se caractérise en effet par un double 
déficit - des finances publics et des comptes courants - qui, 
rapporté au produit intérieur brut (PIB), se situe parmi les 
plus élevés des pays de l'OCDE. Une situation qui réduit à la 
fois ses marges de manoeuvre budgétaires et la capacité de 
rebond de la livre. 
    Graphique sur le double déficit dans une sélection de pays 
de l'OCDE : http://bit.ly/2cxCWYr 
      
 
 (Marc Joanny, édité par Marc Angrand) 
 

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