GRAPHES-La dette italienne ne profite pas de l'accalmie sur les taux

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    * La dette italienne reste sous pression: http://bit.ly/2evn9WW 
    * L'écart avec les taux longs espagnols se creuse: 
    * http://bit.ly/2e3BQC9 
    * L'Italie concentre toutes les craintes sur la zone 
euro-gérant 
    * Détente sur la dette portugaise malgré l'hypothèque DBRS: 
    * http://bit.ly/2e3D4NZ 
    * Le risque souverain n'a pas disparu malgré la BCE: 
    * http://bit.ly/2evpnW0 
 
    20 octobre (Reuters) - La dette italienne reste sous 
pression malgré la relative stabilisation du marché obligataire 
après les soubresauts du début du mois, dans un contexte général 
dominé par les interrogations sur la poursuite de politiques 
monétaires toujours plus accommodantes par les banques 
centrales.  
    Les rendements à 10 ans de la dette souveraine italienne 
peinent à suivre à la baisse ceux de la dette allemande de même 
échéance, et l'écart avec les rendements à dix ans espagnols ne 
cesse de se creuser depuis début septembre.   
    Graphique sur l'évolution des rendements d'Etat à dix ans en 
Italie et en Allemagne depuis juin 2016 : http://bit.ly/2evn9WW 
    Graphique sur l'évolution des rendements d'Etat à dix ans en 
Italie et en Espagne depuis 2015 : http://bit.ly/2e3BQC9 
     
    "L'Italie, c'est vraiment le pays que nous surveillons de 
très près parce qu'il réunit toutes les inquiétudes sur la zone 
euro, qu'il s'agisse du risque politique, des incertitudes sur 
les banques, de la persistance des déséquilibres des finances 
publiques ou de la faiblesse de la croissance", relève Wilfrid 
Galand, directeur du conseil en investissement de la Banque 
Neuflize OBC.  
    Il évoque ainsi le référendum sur la réforme 
constitutionnelle prévu le 4 décembre, au résultat incertain au 
vu des sondages, l'importance des créances douteuses dans les 
bilans des banques italiennes et la tendance à l'effritement de 
la croissance de la péninsule, qui entretient le doute sur la 
capacité de Rome à assumer une dette publique d'un poids sans 
équivalent en Europe. 
    Même le Portugal, menacé un temps de se voir priver de sa 
dernière note en catégorie d'investissement, a nettement 
amélioré sa position relative par rapport à l'Italie.  
    Graphique sur l'évolution des rendements d'Etat à dix ans en 
Italie et au Portugal depuis juin 2016: http://bit.ly/2e3D4NZ 
     
    Le gouvernement socialiste portugais, sans majorité au 
Parlement, s'est engagé à réduire le déficit public l'année 
prochaine grâce à des hausses d'impôt et ses alliés communistes 
(PCP) et du Bloc de gauche (BE) ont dit qu'ils le 
soutiendraient.  
    L'agence de notation canadienne DBRS, dernière à accorder au 
Portugal une note en catégorie non spéculative, cruciale pour 
maintenir l'accès de Lisbonne au programme d'achats d'actifs de 
la Banque centrale européenne, pourrait dans ces conditions ne 
pas remettre en cause sa note actuelle. Sa décision est attendue 
vendredi.  
    Wilfrid Galand souligne aussi qu'en dépit de la baisse 
générale des taux intervenue après le lancement en mars 2015 du 
programme d'assouplissement quantitatif de la BCE, les 
investisseurs n'ont pas renoncé à hiérarchiser les risques 
souverains, comme le montrent les écarts de rendements avec 
l'Allemagne, pays considéré comme le plus sûr de la zone euro.  
    Graphiques sur l'évolution des écarts rendement entre les 
taux d'Etat à 10 allemands et ceux d'autres pays de la zone 
euro: http://bit.ly/2evpnW0 
     
    Source:  
    "Quel prix pour le risque? Point trimestriel économie et 
marchés. Présentation Banque Neuflize OBC, 4 octobre 2016  
     
    Sur le même thème :  
    Portugal to keep investment-grade rating as growth flags. 
  
     
 
 (Marc Joanny, édité par Marc Angrand) 
 
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