GRAPHES-L'embarras de la Fed

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* Le taux de chômage proche de la cible de long terme * Les conditions d'emploi compatibles avec des hausses salariales: http://bit.ly/1M1QFz6 * Faiblesse persistante de l'inflation : http://bit.ly/1K26ftW * Les conditions financières se sont resserrées : http://bit.ly/1FBTJx0 * Les marchés ont encore repoussé la date attendue du relèvement des taux: http://bit.ly/1MgIGkB 11 septembre (Reuters) - Le récent accès de volatilité sur les marchés financiers a encore compliqué la donne de la politique monétaire américaine au moment où la trajectoire divergente des deux objectifs assignés à la Réserve fédérale, le plein emploi et une inflation maîtrisée, représentait déjà pour elle un sérieux défi. Les dernières déclarations des membres du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC), qui se réunira les 16 et 17 septembre, signalent une plus grande prudence sur le calendrier d'une hausse des taux des directeurs, sans exclure qu'elle puisse intervenir la semaine prochaine, une incertitude qui contribue elle-même à alimenter la volatilité des marchés. ID:L5N11H2U8 Le taux de chômage est en net repli et s'inscrit désormais dans la cible de long terme de la Fed, à savoir une fourchette de 5% à 5,2%, même si son recul s'explique en partie par des sorties massives de la population active. Le recul du chômage n'a certes pas encore entraîné d'augmentation des pressions salariales mais l'indice des conditions du marché du travail est désormais proche du niveau à partir duquel les salaires avaient de nouveau accéléré lors du précédent cycle. Graphique sur l'indice des conditions du marché du travail et l'évolution du salaire horaire moyen : http://bit.ly/1M1QFz6 A 0,3% sur un an, le déflateur de la consommation privée, l'indice sur lequel la Réserve fédérale assoit son objectif de 2% à moyen terme, est plus proche de la déflation que de l'inflation. Sa faiblesse s'explique principalement par la chute des cours du pétrole et par l'appréciation du dollar, qui rend les importations moins chères. Graphique sur le déflateur de la consommation, les cours du pétrole et le taux de change du dollar : http://bit.ly/1K26ftW Pour ajouter à la confusion, les conditions financières se sont sensiblement resserrées aux Etats-Unis depuis la réunion du FOMC de juin. L'indice S&P-500 a chuté de 7%, le taux de change du dollar pondéré par les échanges extérieurs s'est apprécié de 5%, les spreads de crédit se sont élargis, et pas seulement pour les émetteurs du secteur de l'énergie pénalisés par la rechute des cours du pétrole. Et si les taux d'intérêt nominaux à 10 ans ont diminué, les taux réels ont augmenté. Graphique sur l'indice des conditions financières, le taux de change du dollar et les taux d'intérêt réels à dix ans : http://bit.ly/1FBTJx0 Au-delà de son impact négatif pour le secteur de l'énergie, la baisse des cours du pétrole est susceptible de soutenir l'activité avec les gains de pouvoir d'achat qu'elle représente pour les ménages. Mais la chute de Wall Street risque d'annuler en grande partie cet effet. Avec les turbulences financières du mois d'août, les marchés ont ainsi encore repoussé les anticipations de la date de premier relèvement du taux des "fed funds", quasi-nul depuis près de sept ans et dont la dernière hausse remonte à 2006. Graphique sur l'évolution des taux de l'euro dollar 3 mois au comptant et à terme depuis 2013 : http://bit.ly/1MgIGkB *Fed: Le réveil de la force. Marco Research. Natixis. 10 septembre 2015 *Fed preview. Coming down to the wire. Exane BNP Paribas. 10 septembre 2015 *Take it easy. United States Rates Strategy. Barclays. 27 août. 10 septembre 2015 *La Fed peut encore attendre un peu. EcoWeek. BNP Paribas. 11 septembre 2015. (Marc Joanny, édité par Marc Angrand)

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