GRAPHES-High-Yield européens et américains: Normalisation

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* Spreads high-yield européens supérieurs aux américains * http://bit.ly/1xkFbC2 * Divergence entre spread IG et High Yield en Europe * http://bit.ly/1wsd7ap * Effet BCE mais la panne de croissance est dirimante 13 novembre (Reuters) - La prime de risque payée par les investisseurs sur les obligations à haut rendement (high-yield) d'entreprises européennes est redevenue supérieure à celle qui prévaut sur les titres de même nature aux Etats-Unis. Les primes de risque sur ces obligations d'émetteurs qui présentent un niveau élevé d'endettement et sont classés en catégorie dite "spéculative" par les agences de notation ont fortement décru depuis les pics atteint au paroxysme de la crise financière de 2007-2009. Ces actifs ont, eux aussi, bénéficié de la course aux rendements alimenté par les plus bas records atteints par les taux souverains sur fonds de liquidités abondantes et de faible inflation et de faiblesse de la croissance mondiale, retrouvant des niveaux proches de ceux qui prévalaient début de la crise financière. La prime sur le high-yield, mesurée par l'écart de rendement (spread) d'un panier d'obligations émises par des entreprises classées en catégorie spéculative par les agences de notation et les emprunts d'Etat de même échéance, était toutefois plus faible en Europe qu'aux Etats-Unis au cours des derniers mois. Graphique sur l'évolution du spread high-yield en Europe et aux Etats-Unis depuis le début de la crise financière : http://bit.ly/1xkFbC2 Cette situation pouvait s'expliquer en partie par l'ampleur des émissions effectuées par cette catégorie d'émetteurs Outre-Atlantique où la politique d'assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale ales a repoussé à ré-augmenter leur taux d'endettement. Elle s'est retournée après la présentation par la Banque centrale européenne (BCE) début octobre des modalités de ses rachats d'ABS et d'obligations sécurisées annoncées le mois précédent et l'engagement de recourir à d'autres outils non conventionnels si nécessaire, ce que les investisseurs avaient interprété comme de possibles achats directions d'obligations d'entreprise en catégorie dite d'investissement (Investment Grade ou IG), c'est à dire ne présentant qu'un risque très faible voire nul de défaut. Ces annonces de la BCE s'étaient aussi traduites par une brusque tension sur la prime de risque sur les obligations d'entreprises européennes classées en catégorie d'investissement. Elle a diminué depuis dans des proportions plus marquées que celle sur les obligations à haut rendement, sans toutefois retrouver les niveaux prévalant auparavant. Graphique sur l'évolution des spreads des obligations d'entreprises européennes en catégorie investissement et en catégorie spéculative depuis début septembre : http://bit.ly/1wsd7ap Le recul plus important de la prime de risque sur les obligations en catégorie d'investissement peut certes s'expliquer par les anticipations d'intervention de la BCE sur ce segment si les différentes options déjà présentées ou activées pour accroître la taille de son bilan s'avéraient insuffisante dans un contexte de faiblesse persistante de l'inflation. Mais, il peut aussi refléter le fait que les émetteurs classés en catégorie d'investissement sont lieux armés pour résister à un environnement de croissance et plus encore d'inflation faible voire de déflation, plus pénalisant pour les débiteurs. L'amélioration relative de la position des émetteurs américains en catégorie spéculative peut aussi refléter les meilleures perspectives de croissance aux Etats-Unis qu'en Europe, le désendettement étant plus dépendant de la croissance que d'éventuels achats d'actifs par la banque centrale. Une étude récente de Moody's montre d'ailleurs que deux tiers des émetteurs de la zone Europe Moyen-Orient-Afrique (EMEA) nouvellement noté en catégorie spéculative, n'ont pas atteint l'année dernière leurs propres objectifs de croissance et de désendettement. Et l'agence prévient que si l'économie continue à stagner, la situation pourrait encore s'aggraver, en particulier dans le secteur de la distribution. Sources : * US-Europe : A gap growing wider. The Silver bullet. RBS. 12 novembre 2014 * EMEA High-Yield Corporates. Newly-rated companies continue to miss their own forecasrs. Moody's Investor Services. 12 novembre 2014. (Marc Joanny, édité par)

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