GRAPHES-Dettes-France, Italie, Irlande, victimes de l'effet Trump

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    * Ecartement des spreads souverains depuis la victoire de 
Trump 
    * http://bit.ly/2fVEEBl et http://bit.ly/2gh1ZAu 
    * Des facteurs politiques en Italie, France et Autriche 
    * Le risque d'une moindre attractivité fiscale pénalise 
Dublin 
 
    16 novembre (Reuters) - La victoire de Donald Trump à 
l'élection présidentielle américaine a accentué la 
discrimination par les investisseurs des dettes souveraines de 
la zone euro, l'Italie, la France et l'Autriche mais aussi 
l'Irlande apparaissant pour l'instant comme les principales 
perdantes de cette nouvelle donne.  
    Les anticipations d'une accélération de l'inflation 
alimentée par la politique budgétaire expansionniste promise par 
Donald Trump au cours de sa campagne ont provoqué un large 
mouvement de hausse des rendements obligataires à travers le 
monde.  
    Au sein de la zone euro, ce mouvement s'est accompagné d'un 
élargissement des écarts de rendement à long terme sur la dette 
souveraine de certains pays par rapport à celle de l'Allemagne, 
considéré comme le pays le plus solvable de la zone, pour des 
motifs toutefois différents.  
    L'élection de Donad Trump a remis au centre des 
préoccupations des investisseurs les risques d'une vague 
populiste qui pourrait fragiliser la zone euro.  
    Les pays confrontés à des échéances électorales prochaines 
et caractérisés par une montée du populisme ont ainsi connu un 
élargissement plus marqué de leur écart de rendement (spread) 
souverain par rapport à l'Allemagne que d'autres.  
    C'est notamment le cas de l'Italie où l'état de l'opinion 
publique que dessinent les instituts de sondage est de nature à 
inquiéter le président du Conseil, Matteo Renzi, qui a lié son 
avenir politique au référendum constitutionnel du 4 décembre. 
  
    Le spread souverain de l'Italie, qui évoluait jusqu'à la 
mi-juillet à des niveaux comparables à celui de l'Espagne n'a 
cessé depuis de s'en écarter et le mouvement s'est encore 
accentué après le résultat de l'élection présidentielle 
américaine. 
      
     Graphique sur l'évolution des spreads de l'Italie et de 
l'Espagne depuis le début de l'année : http://bit.ly/2fVEEBl 
     
    Le spread de la France, où la campagne pour l'élection 
présidentielle de 2017 a déjà commencé, est passé au-dessus de 
celui de la Belgique alors qu'ils étaient à des niveaux 
comparables depuis le début de l'année. 
    Alors que les instituts de sondage créditent la présidente 
de Front National, Marine Le Pen, d'une présence au second tour 
de l'élection présidentielle dans tous les cas de figure qu'ils 
ont testés jusqu'à présent, le spread de la France a par 
ailleurs dépassé les niveaux qu'il avait atteint après le vote 
britannique en faveur d'une sortie du Royaume-uni de l'Union 
européenne, le 23 juin dernier.  
    Le spread sur la dette souveraine autrichienne s'est aussi 
sensiblement élargi depuis la victoire remportée par Trump aux 
Etats-Unis.  
    En Autriche, l'ancien dirigeant écologiste autrichien 
Alexander Van der Bellen, qui se présente à l'élection 
présidentielle sous l'étiquette d'indépendant, est opposé au 
chef du parti d'extrême droite FPÖ (Parti de la liberté) Norbert 
Hofer le 4 décembre pour un nouveau second tour de scrutin. Le 
précédent, remporté de justesse par Van der Bellen, a été annulé 
pour irrégularités. 
     
    Graphique sur l'évolution des spreads des "pays coeur" et de 
l'Irlande depuis le début de l'année: http://bit.ly/2gh1ZAu 
     
    L'évolution de la hiérarchie des spreads peut toutefois être 
en partie perturbée par les achats de dette souveraine de la 
Banque centrale européenne (BCE) dans le cadre de son programme 
d'achats d'actifs de 80 milliards d'euros par mois, dont 
l'impact peut différer en fonction des encours de dette éligible 
dans les différents pays. 
    L'Irlande a aussi subi un net écartement de son spread 
souverain depuis la victoire électorale de Donald Trump, sans 
toutefois qu'il retrouve les niveaux atteints au moment du vote 
sur le Brexit, lorsque la forte exposition de l'économie 
irlandaise à l'économie britannique s'était révélée 
particulièrement pénalisante.  
    En l'absence d'échéances électorales prochaines en Irlande, 
l'effet Trump sur le spread irlandais est sans doute plus 
économique que politique.  
    Le régime très favorable de la fiscalité des entreprises en 
Irlande, déjà sur la sellette depuis que la Commission 
européenne a demandé à Apple de payer 13 milliards d'euros 
d'impôts rétractifs à Dublin, est aussi menacé par les promesses 
de Donald Trump d'une forte baisse de l'impôt sur les sociétés 
aux Etats-Unis.  
    "La possible menace en provenance des Etats-Unis et le 
risque que Dublin puisse perdre sa capacité à offrir de bas taux 
d'imposition sur les bénéfices des sociétés inquiètent 
clairement les investisseurs dans la dette irlandaise", a dit 
Matt Cairns, stratégiste de Rabobank.  
     
    Sur le même thème:  
    GRAPHIC-Ireland, the surprise laggard in Trump-induced debt 
rout. 
     
 
 (avec John Geddie et Alasdair Pal, Marc Joanny pour le service 
français, édité par Wilfrid Exbrayat) 
 
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  • janaliz il y a 4 semaines

    Le pitre va laisser un bilan catastrophique !

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