GRAPHES-Chine, pressions déflationnistes et guerre des changes

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9 février (Reuters) - L'économie chinoise continue de ralentir, avec des effets qui vont continuer de peser sur les marchés même si tous les yeux sont tournés vers l'emploi aux Etats-Unis et le calendrier de la hausse des taux de la Réserve fédérale américaine. Une semaine après l'abandon par la ville de Shanghai de son objectif de croissance pour 2015, les édiles de la première ville de Chine en nombre d'habitants privilégiant désormais des objectifs qualitatifs plus que quantitatifs, les chiffres du commerce extérieur chinois pour le mois de janvier ont révélé les défis qui attendent les autorités de Pékin. ID:nL4N0V409D Les importations ont accentué un recul déjà à l'oeuvre sous l'effet du rééquilibrage du modèle chinois vers une croissance plus qualitative, davantage tournée vers la demande intérieure et moins axée sur l'investissement et l'exportation. ID:nL5N0VI02K Mais le grippage des exportations peut faire redouter que les entreprises chinoises déjà aux prises avec des surcapacités n'accentuent la pression à la baisse des prix. Graphique de la dynamique des exportations et des importations chinoises: http://bit.ly/1C9ihea Les prix à la production pour le mois de janvier qui seront publiés mardi donneront une idée des pressions déflationnistes exercées par 'l'usine du monde'. En décembre, l'indice des prix à la production s'était déjà un peu plus enfoncé en territoire négatif, plongeant à -3,3% en rythme annuel contre -2,7% un mois auparavant. Pour janvier, il est attendu en moyenne à -3,8% par les économistes interrogés par Reuters, en partie sous l'effet de la chute des prix des inputs, notamment des prix pétroliers. Graphique de l'évolution des prix à la production en Chine: http://bit.ly/1DTrslh La chute des cours du brut, souvent attribuée à un choc d'offre lié au développement du pétrole de schiste en Amérique du Nord, relève aussi d'un choc de demande lié au changement de modèle économique de la Chine, qui en est le premier importateur mondial. Cela pousse à relativiser le récent et spectaculaire rebond des cours. Les pressions déflationnistes exercées par la Chine laissent aussi augurer une poursuite de la baisse des rendements obligataires, à tout le moins de forte résistance à leur remontée. La tentation d'exporter la déflation, à laquelle la zone Europa a cédé avec l'annonce du plan d'assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne le 22 janvier, n'a pas non plus épargné les autorités chinoises. La Banque populaire de Chine a annoncé la semaine dernière une baisse surprise de 50 points de base du taux des réserves obligatoires imposées aux banques, et d'autres ne sont pas exclues. ID:nL6N0VE2ML Les conséquences sur le yvan et par ricochet sur les devises de tous les pays soumis à la concurrence chinoise ne se sont pas encore faites pleinement sentir, mais les cours à terme de la devise chinoise contre le dollar ne laissent guère de doute sur la conviction des opérateurs que Pékin est aussi entré dans la course à l'assouplissement monétaire qui s'est accélérée depuis la fin de l'année dernière. Graphique du cours du yvan contre le dollar au comptant, à un, trois, six et 12 mois: http://bit.ly/1uuM6bE Tableau du passage de relais de l'assouplissement monétaire depuis l'automne 2014 par grande zone géographique: http://bit.ly/1Aaipxv Sources : * A shoot acores th boy. Global Economisez Weekly. Barclays. 6 février 2015 * Batch China PP for more fulls. Europe Rates Weekly. ROBS. 6 février 2015 (Marc Joanny, édité par Dominique Rodriguez)

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