Grande-Synthe : prison ferme pour les passeurs

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Fronton du palais de justice de Paris (photo d'illustration.
Fronton du palais de justice de Paris (photo d'illustration.

Les dossiers visant les filières de passeurs se multiplient dans les tribunaux du Nord-Pas-de-Calais. Surtout en comparution immédiate où ils représentent, depuis l'automne, jusqu'à 40 % des affaires examinées, selon les statistiques de la chancellerie. « Depuis cette date, les services judiciaires condamnent sans relâche celles et ceux qui permettent aux réfugiés de gagner notre territoire dans l'illégalité, mais qui leur promettent aussi de rejoindre l'Angleterre », témoigne Marie-Suzanne Le Quéau, procureur générale de Douai, sous l'autorité de laquelle travaillent les trois procureurs de Dunkerque, de Boulogne et de Lille. Les peines qui sont prononcées contre eux ne cessent de s'alourdir !

En septembre dernier, des passeurs albanais et kurdes avaient écopé de deux à cinq ans de prison, condamnations assorties de reconduites à la frontière. Cinq hommes jugés vendredi dernier par le tribunal correctionnel de Dunkerque se sont vu infliger des peines de prison ferme allant jusqu'à six années de détention.

Des Français prêtent main-forte aux passeurs

Mourad C., absent à l'audience, a ainsi été condamné à deux ans de prison ferme et 20 000 euros d'amende. Déjà (défavorablement) connu des services judiciaires pour des faits de violences, de vol aggravé, mais aussi des escroqueries, il « travaillait » avec son frère Youssef, ancien trafiquant de drogue, qui a, quant à lui, écopé d'un an...

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