Grande-Synthe : le préfet met le maire en demeure de sécuriser le camp

le , mis à jour à 10:03
0
Grande-Synthe : le préfet met le maire en demeure de sécuriser le camp
Grande-Synthe : le préfet met le maire en demeure de sécuriser le camp

L'ouverture d'un nouveau camp à Grande-Synthe (Nord), près de Dunkerque, pourrait être suspendue en raison d'une mise en demeure de la préfecture du Nord. Le préfet du Nord, Jean-François Cordet, a mis lundi soir en demeure le maire (EELV) de Grande-Synthe, Damien Carême, de prendre «sans délai» des mesures pour assurer la sécurité des occupants. La mairie avait autorisé l’ouverture du camp lundi «malgré l’avis défavorable de la commission communale de sécurité» selon le préfet.

Ce camp de migrants aux normes internationales, premier du genre en France, avec des bungalows chauffés, a ouvert ses portes lundi à Grande-Synthe. Plusieurs cars de migrants, transportant quelque 400 personnes selon la mairie, étaient arrivés dans la journée au camp dit «de la Linière» en provenance du camp illégal de Basroch, distant de 1,5 km. Dans ce dernier, vivaient jusqu'à présent 1.050 migrants dans des conditions particulièrement insalubres. Le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, était passé outre l'avis consultatif des représentants de la police et des pompiers venus sur place lundi et avait validé les dispositions de sécurité.

«La sécurité des personnes» en jeu selon la préfecture

La préfecture du Nord se veut de son côté intransigeante et motive sa mise en demeure : «Il s'agit de limiter les risques d'incendie, d'alerter les occupants lorsqu'un sinistre se déclare, de favoriser leur évacuation, d'alerter les services de secours et de faciliter leur intervention». «La sécurité des personnes est en jeu et on ne peut méconnaître les règles l'assurant, quels que soient les motifs humanitaires» a expliqué la préfecture. «C'est le bras de fer qui continue» avec l'Etat, avait réagi le maire plus tôt dans la journée, lorsque le préfet avait d'abord demandé l'organisation d'une commission de sécurité. «Je n'imaginais pas qu'ils étaient capables d'aller si loin en me mettant autant de bâtons dans ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant