Grande-Synthe : le camp de réfugiés "repris en main" par l'État

le , mis à jour le
0
Camp de la Linière à Grande-Synthe. Des migrants à l'entrée des cabanes en bois financées par la ville et MSF, le 7 mars 2016.
Camp de la Linière à Grande-Synthe. Des migrants à l'entrée des cabanes en bois financées par la ville et MSF, le 7 mars 2016.

Comme un petit goût de revanche. Damien Carême, maire de Grande-Synthe, recevra, le 30 mai, Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse, ministres de l'Intérieur et du Logement. L'occasion pour lui de confier à l'État la gestion du camp de réfugiés qu'il a créé, avec Médecins sans frontières, malgré l'hostilité des services préfectoraux.

Administré par l'association humanitaire, ce camp accueille près de 1 400 migrants, majoritairement kurdes, qui s'entassaient jusque-là sur un terrain inondable en banlieue de Dunkerque. "En tant que maire, je ne pouvais accepter l'idée que des hommes, des femmes et surtout des enfants vivent dans des conditions insalubres sur le territoire de ma commune", justifiait Damien Carême au moment du bras de fer qui l'a opposé aux services de l'État.

La fin du "camp de la honte"

Le camp de Basroch, qui s'était développé à l'été dernier sur une zone humide, en périphérie de la ville, n'avait pas tardé à être surnommé "le camp de la honte". Les associations humanitaires intervenant sur place craignaient qu'une épidémie ne se propage au sein de ses habitants. "Seule la clémence de l'hiver a permis d'éviter qu'il n'y ait des morts", énonce Benjamin Mollet, responsable de la logistique au sein de MSF. L'association humanitaire et la municipalité ont créé, en un temps record, le premier camp aux normes du Haut-Commissariat aux réfugiés...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant