Grande guerre : échauffourées autour de la commémoration

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Grande guerre : échauffourées autour de la commémoration
Grande guerre : échauffourées autour de la commémoration

Verdun, épicentre des célébrations du centenaire de la Grande Guerre de 14-18, sera-t-elle prête pour ce rendez-vous avec l'histoire? Pas sûr. Au c?ur des inquiétudes du monde lorrain se trouve l'antagonisme exacerbé entre Arsène Lux, maire divers droite de Verdun et Christian Namy, président UDI du conseil général de la Meuse. L'office de tourisme du département et celui de la ville se font face et se regardent en chien de faïence au centre de Verdun. Les deux hommes ne parviennent pas à s'entendre et l'affrontement paralyse toute avancée notoire dans l'organisation du centenaire.

« Il faut être prêt et enterrer la hache de guerre », exhorte Francis Lefort, président du Comité national du souvenir de Verdun et gestionnaire du Mémorial. « S'il y avait encore des anciens combattants de Verdun, tout le monde se mettrait d'accord », poursuit-il. Mais les poilus ont disparu, laissant aux générations suivantes le soin de transmettre le souvenir de leurs souffrances.

La Voie sacrée, à l'origine de la discorde

Le différend entre ces deux figures de la vie politique de la Meuse trouve son origine dans la Voie sacrée, route historique qui a permis en 1916 d'acheminer chaque semaine 90000 hommes et 50000 t de matériels sur les champs de bataille à Verdun, qui fit plus de 700000 morts en dix mois. Comme toutes les routes nationales de France, la Voie sacrée, entre Bar-le-Duc et Verdun, est tombée dans le giron départemental en 2004.

Arsène Lux, ulcéré, y voit un déclassement insupportable, une injure à l'histoire. Appuyé par plusieurs parlementaires, dont Gérard Longuet, il souhaite la baptiser Voie sacrée nationale. Christian Namy s'y oppose en contestant « le fondement historique » de cette initiative. Le maire de Verdun n'en démord pas et le fait savoir dans un style qui lui est propre : « Tant qu'il ne respectera pas les morts dans leur tombe, le président du conseil général sera ...

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  • 2445joye le mercredi 7 aout 2013 à 18:40

    Si les élus locaux sont incapables de se comporter à la hauteur de l'évènement, que le gouvernement les désaisisse de la chose et nomme un responsable national, comme pour le bicentenaire de la Révolution en 1989. Chaque famille française a des parents qui ont fait Verdun.

  • frk987 le mercredi 7 aout 2013 à 18:14

    Un peu de décence bande de c.. de politicards !!!!