Grande-Bretagne - Législatives : les nationalistes écossais à qui perd gagne

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La leader du Scottish National Party, Nicola Sturgeon, a mis en sourdine les revendications d'indépendance durant la campagne des législatives.
La leader du Scottish National Party, Nicola Sturgeon, a mis en sourdine les revendications d'indépendance durant la campagne des législatives.

Résumé de l'épisode précédent. L'an dernier, lassé d'entendre le discours sur l'indépendance de l'Écosse véhiculé par le Scottish National Party (SNP), David Cameron décide de crever l'abcès et d'organiser un référendum. Le Premier ministre conservateur est convaincu que les Écossais n'oseront pas franchir le pas, se contentant du statut d'autonomie dont ils jouissent déjà, et que la question sera ainsi définitivement réglée. D'ailleurs, depuis près de deux décennies, les sondages n'accordent avec constance qu'un gros tiers des intentions de vote en faveur du "oui".

Projet indépendantiste en sourdine

Le calcul n'est habile qu'en apparence. En premier lieu parce qu'il se révèle très risqué. Une majorité se prononce effectivement contre le divorce, mais ses partisans totalisent tout de même plus de 45 % des suffrages. Quelques jours avant le scrutin du 18 septembre, un vent de panique s'est même abattu sur Londres, certaines projections annonçant une victoire des indépendantistes. Surtout, loin de couper les ailes du SNP, cette consultation lui a servi de tremplin. Surpris de leur audace, beaucoup d'Écossais réalisent que, loin d'être la fin de l'histoire, ce référendum perdu est peut-être le début d'un processus de longue haleine. En l'espace de quelques semaines, le nombre de militants encartés est multiplié par trois.

Un enthousiasme que Nicola Sturgeon va habilement faire fructifier. Cette quadragénaire qui vient de...

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