Grande-Bretagne : grandeur et décadence à la Chambre des lords

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La Chambre haute du Parlement britannique lors du discours du trône, prononcé par la reine Elizabeth II en mai dernier.
La Chambre haute du Parlement britannique lors du discours du trône, prononcé par la reine Elizabeth II en mai dernier.

Les vitraux de la minuscule salle de séance en forme de chapelle abritant la Chambre des lords résonnent de l'écho de la démission, le 28 juillet, de Lord Sewell, à la suite d'un "sex scandal" mêlant drogue et prostitution. Cette affaire n'a cessé de défrayer la chronique depuis la publication, au cours du week-end dernier par le tabloïd The Sun, d'une vidéo compromettante pour le lord travailliste, filmé en train de sniffer des lignes de coke en compagnie de filles de joie.

Voilà la plus antique et folklorique assemblée non élue de la planète de nouveau sur la sellette ! Les membres de la Chambre haute, portant la perruque et le manteau d'hermine lors des grandes occasions et qui sont nommés à vie, sont dans le collimateur des médias. Les déboires de Lord Sewell, un ex-apparatchik travailliste nommé par Tony Blair, braquent de nouveau les projecteurs sur une institution gardienne des traditions. Depuis la suppression, en 1999, par le gouvernement Blair des pairs héréditaires issus de l'aristocratie - sauf 92 d'entre eux -, cette assemblée est désormais dominée par les anciens hommes politiques et les bailleurs de fonds des grands partis. Depuis, on ne compte plus les scandales financiers qui ont éclaboussé The House of Lords.

Chambre de réflexion plutôt que d'obstruction

Le départ de Lord Sewell porte à 782 le nombre de membres de cet auguste cénacle. "Cette décision n'est pas suffisante. La Chambre des...

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