Grande-Bretagne : de quoi Corbyn est-il le nom ?

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Jeremy Corbyn : une nette victoire dans les rangs travaillistes mais qui pourrait servir le camp conservateur. 
Jeremy Corbyn : une nette victoire dans les rangs travaillistes mais qui pourrait servir le camp conservateur. 

L'élection au premier tour de Jeremy Corbyn, un militant de la cause radicale âgé de 66 ans, à la tête du Parti travailliste constitue un coup de tonnerre dans le paysage politique britannique mais aussi européen. À l'instar de la percée de Syriza en Grèce et de Podemos en Espagne, le triomphe avec 59,5 % des suffrages du député d'Islington, dans le nord de Londres, souligne la remise en cause du bipartisme traditionnel modéré droite-gauche qui avait dominé jusque-là la vie politique du royaume. Comment expliquer la nette victoire de Corbyn, personnage à la personnalité bohème et aux convictions militantes proches de l'extrême gauche, dans la course au leadership du vieux Parti travailliste ?

Tout d'abord, le phénomène Corbyn ne tombe pas du ciel. Il s'inscrit dans la percée outre-Manche des formations populistes, à l'instar du parti régionaliste indépendantiste écossais SNP, de la formation xénophobe UKIP dans le nord de l'Angleterre ou des républicains nord-irlandais du Sinn Féin. À l'image de ces partis, le nouveau chef du Labour présente une alternative à l'establishment politique, de gauche comme de droite, partisan de l'austérité, jugé trop proche de la City et des puissances d'argent. Dans ce contexte, par rapport à ses trois adversaires à la direction travailliste qui défendaient une position médiane, cet homme de principes, passionné, radical et internationaliste, a su capter la désaffection d'un parti rajeuni,...

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