Grand Paris express: ce qui est déjà en route

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L'absence de dotation immédiate de l'État ne devrait pas compromettre l'ensemble du projet.

Grand Paris La tension monte autour du Grand Paris alors que le gouvernement a refusé d'inscrire dans la loi de programmation budgétaire 2013-2015, la ligne d'un milliard d'euros destinée à doter en capital la Société du Grand Paris (SGP) pour la construction du métro automatique francilien de 200 km. Mercredi, l'ex-ministre et chef de file du groupe UMP d'opposition au conseil régional d'Ile-de-France, Valérie Pécresse, a lancé une pétition pour « rendre aux entreprises franciliennes les 311 millions d'euros prélevés chaque année pour financer les nouvelles infrastructures de transport», si le projet devait être abandonné. Parmi les signataires, outre les parlementaires UMP franciliens, l'ancien premier ministre François Fillon. Ce même jour cependant, la ministre de l'Égalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot, a assuré que le projet « se fera dans les temps ». Elle a souligné que la SGP, dotée de ressources propres, « a les moyens d'engager les enquêtes publiques mais aussi les premiers travaux ». Revue, sans garantie.

La ligne rouge bientôt franchie

À Boulogne-Billancourt, tout est prêt pour que vendredi soir, se tienne à l'espace Landowski l'une des réunions publiques de concertation sur la future gare Pont-de-Sèvres-Ile Seguin, située sur la section «ligne rouge» de la double boucle de 200 km du métro automatique francilien. Cette section longue de 33 km doit relier en 35 minutes, par le sud, les gares de Pont-de-Sèvres à l'ouest et de Noisy-Champs à l'est. Le tronçon le plus avancé de cette ligne du métro automatique prévoit de relier Noisy-Champs à Vitry dès 2018, le reste d'ici à 2020. La société du Grand Paris compte sur son fonds de 500 millions d'euros et ses revenus annuels pour lever les emprunts destinés à payer une facture qui tourne autour de 5,5 milliards d'euros.

Les contrats de développement territoriaux de la ligne rouge

Vice-président du conseil général du Val-de-Marne chargé de l'aménagement, Laurent Garnier est aussi président de l'opération publique d'aménagement des Ardoines, une des plus vastes opérations menée en France actuellement. Elle en est, dit-il «à la phase finale de sa mise au point». Dans cette zone enclavée entre la Seine et le RER C qui attend d'être «libérée» par la gare des Ardoines, 40 000 emplois seront créés dans la biotechnologie de la santé et de l'environnement. Non loin, le contrat Campus sciences et santé est très avancé lui aussi. Un enjeu majeur de développement économique et scientifique international. Méfiant, Garnier prévient: «Sans financement des gares, rien ne se fera.»

Poursuite au nord de la ligne 14

Le prolongement de ce métro parisien de la gare Saint-Lazare jusqu'à Saint-Ouen doit désenclaver la ligne 14. La SGP espère terminer ce chantier de plusieurs centaines de millions d'euros en 2018. Mais cette ligne 14 devait aussi s'étirer pour relier les aéroports de Roissy au nord et d'Orly au Sud, destiné à se développer…

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