Grand Blanc : « À Metz, on considère qu'on a gagné le championnat en 98 ».

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Grand Blanc : « À Metz, on considère qu'on a gagné le championnat en 98 ».
Grand Blanc : « À Metz, on considère qu'on a gagné le championnat en 98 ».

Même s'ils font de la new wave darkness sur les bords et au milieu, Grand Blanc, c'est le genre de groupe qui « écoute Évoluer en troisième division de Miossec pour comprendre les aspects du football ». En espérant, un jour, « pouvoir jouer devant Saint-Symphorien en ouverture du FC Metz ». Forcément, Ben, Camille, Luc et Vincent se sont prêtés au jeu du Culture foot. Où il est question de beautiful lose, de Laurent Blanc et son petit marteau, de la notion de finir ex-aequo et de Joël Müller le Grumpy Cat.

Quel est votre rapport au football ? Ben : Amour haine. On a écrit une chanson qui s'appelle Petites Frappes et elle décrit bien notre rapport au football.
Vincent : Enfin... Surtout le tien.
Ben : Non, vous étiez tous nuls en foot et vous avez trouvé d'autres manières de vous en sortir dans la vie, puis vous avez craché sur le foot avant de vous rendre compte que c'était un vrai sport, que c'était vraiment beau, en dépit de la frustration adolescente que ça avait provoqué chez vous. Donc maintenant, on est toujours nuls au foot, on n'est pas hyper cultivés sur le sujet, mais on est super contents de mater des matchs.
Luc est censé être cultivé en foot, non ? Ben : Arrête, tu vas le faire baliser...
Luc : Bon, comme tout le monde, j'ai un peu squizzé quand Metz est descendu en National. Mais j'ai toujours été à Saint-Symphorien, depuis tout petit. Mon père m'emmenait à tous les matchs. J'étais pas dans les kops, mais j'étais un vrai supporter de Metz. C'est une putain d'ambiance : ce grand stade, tous les gens qui gueulent, la ferveur autour d'un ballon, les grands espaces... Et puis cette fraternité...
Ben : La bagarre ! (rires) On a assisté à pas mal de bastons après les matchs Metz-Nancy...
Luc : Ah mais attends, nous, dès qu'on voyait une voiture immatriculée 54, on niquait la caisse ! (rires)
Ben : (il prend un accent lorrain) « Il restait rien ! »
Luc : Et puis, il y a eu 98. C'est la Coupe du monde, la France gagne et t'as 11 ans...
Ben : Et on a terminé premier la même année en Division 1. Je me rappelle avoir terminé place d'Armes avec mon père avec un bonnet phrygien grenat sur la tête. La fin de ce championnat 97-98... Même la sensation de s'être fait baiser au goal average par Lens était pas palpable tellement on était contents. On n'a pas terminé deuxièmes, on a terminé premiers ex-aequo. Faut le dire. À Metz, on considère qu'on a gagné le championnat en 98. Non, mais le premier championnat, c'est pour bientôt, on a Malouda ! (rires)
Luc : Ouais, on a le cadre... Bon, ça commence pas trop mal cette année, mais ce match contre Nice, c'était l'enfer. 0-0, match de merde, tout le monde tient son jeu et à la 95e, l'attaquant qui était par terre genre...









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