GPA et Monoprix dopent les résultats de Casino au 1er semestre

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CASINO BAT LE CONSENSUS AU 1ER SEMESTRE GRÂCE À GPA ET MONOPRIX
CASINO BAT LE CONSENSUS AU 1ER SEMESTRE GRÂCE À GPA ET MONOPRIX

PARIS (Reuters) - Casino a vu ses résultats semestriels dopés par le Brésil et par l'intégration de Monoprix en France, où le distributeur reste à la peine dans un marché difficile et miné par la guerre des prix.

Le résultat opérationnel du distributeur stéphanois a grimpé de 52% à 969 millions d'euros, un chiffre supérieur au consensus Thomson Reuters I/B/E/S de 923 millions et qui a été salué en Bourse, où le titre prend 2,42% à 78,68 euros vers 11h00, alors que le SBF 120 cède 0,49% au même moment.

"Le chiffre est meilleur qu'attendu et soutient le titre, mais la faiblesse générale des ventes n'est guère rassurante pour les perspectives de résultats sur le long terme", relève Alastair Johnston, analyste de Citi.

Cette performance s'explique par un important effet de périmètre lié à la consolidation à 100% de sa filiale brésilienne GPA ainsi que de l'enseigne Monoprix.

A périmètre et changes constants, le résultat opérationnel limite sa progression à 0,9%, sauvé par une hausse de 8,2% pour les activités du groupe au Brésil, en Colombie ou en Thaïlande.

La dynamique des ventes est restée positive sur le semestre (+2,8% en données organiques) à 23,8 milliards d'euros, avec une progression de 3% sur le seul deuxième trimestre, permise par l'international (+9,7%).

A l'inverse, dans un contexte économique toujours difficile et touché par sa politique de baisse de prix entamée à la fin 2012, Casino a vu ses ventes en France reculer de 3,3% en données comparables sur le trimestre, avec des baisses dans tous ses formats hormis Monoprix, une chute de 10,5% dans les hypermarchés et de 8,7% dans les supermarchés.

"La dynamique reste mauvaise en France dans les hypers et les supers, avec des baisses de prix et des effets calendaires négatifs", relève l'analyste de Citi.

Pour reconquérir des parts de marché, Casino a engagé l'an dernier d'importantes baisses de prix dans ses hypers et supermarchés, compensées par un moins grand nombre d'opérations promotionnelles, qui pèsent sur le chiffre d'affaires.

La France reste le grand chantier du PDG de Casino pour 2013 où il a dit espérer "stabiliser" les affaires.

Casino y fait moins bien que son concurrent Carrefour, qui a limité à 1,1% le recul de ses hypermarchés et celui de l'ensemble de ses formats.

Le groupe stéphanois dit tabler, pour le second semestre, sur un retour à la croissance du trafic dans ses hypermarchés ainsi qu'une poursuite de son expansion à l'international.

A l'international, la marge opérationnelle grimpe de 26 points de base à 4,9% tandis qu'en France, l'intégration de Monoprix permet sa stabilisation à 2,8%.

Le résultat net normalisé part du groupe ressort en hausse de 8,3% à 193 millions d'euros.

Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot

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