GP de Bahreïn : Tensions autour du circuit

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GP de Bahreïn : Tensions autour du circuit
GP de Bahreïn : Tensions autour du circuit

A l'image de ce qui est arrivé l'année dernière, des manifestations d'opposants au régime en place perturbent l'organisation du GP de Bahreïn. En effet, les organisations locales de défense des droits de l'homme veulent profiter de l'exposition offerte par cet événement international pour sensibiliser l'opinion publique au sujet des manquements des dirigeants concernant ces questions. « Le GP est une opportunité, on a besoin des journalistes. On a besoin que le monde sache ce qui se passe dans notre pays » a déclaré Said Yousif Almuhafdah, haut responsable du Bahrain Center for Human Rights. Or, les conditions de travail des journalistes présents sur place pour couvrir le Grand Prix ne permettent pas de rendre compte de la répression actuellement en cours dans le pays, habituellement fermé à tous les journalistes étrangers.Cette répression a provoqué l'arrestation de six manifestants ce jeudi après des affrontements dans la banlieue de Manama, la capitale du Bahreïn, après qu'une manifestation contre la tenue du Grand Prix ayant regroupée une centaine d'opposants au régime ait dégénérée. Les manifestants défilaient au son de « Non à la Formule 1 du sang » ou « Votre course est un crime ». Des témoins des combats entre forces de l'ordre et manifestants ont déclaré que les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes et de bombes assourdissantes pour disperser la foule, qui a répliqué par des jets de pierres et de cocktails Molotov. En effet, un mouvement plus radicalisé, le Collectif du 14 février, a fait une campagne anti-Grand Prix avec le slogan « Non à un Grand Prix ensanglanté » en brulant des tickets d'accès au circuit ou en utilisant l'image de Bernie Ecclestone, qui tient à ce qu'un des Grands Prix les plus rémunérateurs, on parle d'un chèque de 30 à 40 millions d'euros par saison, reste au calendrier de la F1 coûte que coûte.Toute cette tension touche aussi le Paddock avec le président de la FIA, Jean Todt, qui a préféré ne pas faire le déplacement à Bahreïn ce week-end, au titre de la séparation entre le sport et la politique. Une position qui est loin de faire l'unanimité dans le petit monde de la F1 alors que des voix se sont élevées pour l'annulation de la course, comme celle de Damon Hill, ancien champion du Monde et actuel consultant pour Sky Sports F1. On se souviendra que des membres de l'écurie Force India avaient été pris à partie l'année dernière, provoquant l'ire de l'écurie indienne qui était très proche de renoncer à participer au Grand Prix en signe de protestation.Une nouvelle manifestation d'opposants au régime était prévue ce vendredi mais la sécurité autour du circuit a été densifiée avec même un tank présent à l'entrée du circuit et des militaires en attente en cas de débordements. Comme l'année dernière, ce Grand Prix de Bahreïn se déroulera dans une ambiance pesante.

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