Gouvernement Valls : Hamon à l'Éducation, un choix idéologique

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Benoît Hamon bénéficie d'une belle promotion.
Benoît Hamon bénéficie d'une belle promotion.

Ce sera donc Benoît Hamon à l'Éducation nationale, l'Enseignement supérieur et la Recherche1. Pourquoi Benoît Hamon ? Pas parce que l'homme serait particulièrement aiguisé en matière d'éducation ou de recherche. En la matière, on ne lui connaît que deux faits d'armes. Ses débuts en politique en 1986, alors qu'il n'était qu'étudiant. Il manifesta contre la loi Devaquet, qui entendait instaurer l'autonomie des universités. Simple question de génération : ces vastes cortèges ont fait perdre 20 ans à l'université, mais ont accouché d'une flopée de futurs cadres du Parti socialiste qui sont aujourd'hui quadragénaires et arrivent aux manettes. Autre apport, moins décisif, mais tout aussi révélateur, de Benoît Hamon à l'Éducation. Il souffla à son prédécesseur Vincent Peillon d'enseigner l'économie solidaire aux lycéens, bien peu initiés à l'économie tout court, et encore moins à la réalité des entreprises. L'autre spécialité de Benoît Hamon fut la jeunesse. Il conseilla notamment Lionel Jospin, alors premier secrétaire du PS, sur ce sujet. Mais, à cette époque, le futur ministre avait 28 ans.Une image dogmatique Sinon, Benoît Hamon est surtout le représentant de l'aile gauche du parti. Et c'est à ce titre qu'il obtient ce poste prestigieux. L'ancien ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire est la caution de gauche du gouvernement Valls. Un point c'est tout. La nouvelle rassurera peut-être les militants et les...

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