Gouvernement : transparence et incohérence

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Entre transparence et secret des affaires, Michel Sapin et Emmanuel Macron peuvent-ils vraiment s'entendre ?
Entre transparence et secret des affaires, Michel Sapin et Emmanuel Macron peuvent-ils vraiment s'entendre ?

Les députés en sont à peine à l'examen de l'article 10, mais c'est l'article 64 de la loi Macron qui provoque une nouvelle levée de boucliers. C'est l'ONG Transparency International qui s'est émue de cette initiative vendredi 23 janvier. De quoi s'agit-il ? D'un amendement adopté lors de l'examen du texte par la commission des Lois qui prévoit de punir toute "violation du secret des affaires" très sévèrement : trois ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende. Le tarif est doublé en cas d'atteinte "à la souveraineté, à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France". Objectif affiché : protéger les entreprises de l'espionnage économique.

Sauf que la définition de ce nouveau délit est très large et pourra être opposée à quiconque, lanceur d'alertes ou journaliste, ira chercher plus loin que les vérités officielles écrites par les services de communication. Face aux protestations, Emmanuel Macron a publié plusieurs tweets qui se veulent rassurants tandis que Michel Sapin a assuré que le tir serait corrigé en séance.

Les ministres et l'ascenseur

Ces couacs sont surtout le symptôme d'une inquiétante absence de cohérence au sein de la gauche, de l'exécutif et de Bercy. C'est le député socialiste du Finistère Richard Ferrand qui a déposé l'amendement en commission. Et c'est François Hollande qui, le 20 janvier, lors de ses voeux aux corps constitués, a annoncé qu'il confiait au ministre des Finances,...

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