Gotlib et Gai-Luron à l'honneur dans une rétrospective à Paris

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Le dessinateur Gotlib pose pour le photographe à son bureau, le 04 mai 2005 au Vésinet, près de Paris. AFP PHOTO FRANCOIS GUILLOT
Le dessinateur Gotlib pose pour le photographe à son bureau, le 04 mai 2005 au Vésinet, près de Paris. AFP PHOTO FRANCOIS GUILLOT

(AFP) - Figure majeure de la bande dessinée, Gotlib, fondateur de L'Écho des Savanes et de Fluide Glacial, fêtera ses 80 ans avec tous ses personnages légendaires, dont le chien Gai-Luron, au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme qui lui consacre une rétrospective du 12 mars au 27 juillet.

Intitulée "Les Mondes de Gotlib", l'exposition rassemblera pour la première fois près de 150 planches originales et des archives photographiques et audiovisuelles, dans une scénographie ludique, à la fois chronologique et thématique.

Né à Paris le 14 juillet 1934 d'une famille d'immigrés juifs, Marcel Gotlib, adepte du dérisoire, de l'absurde et de l'humour noir, a créé des personnages très singuliers au sein de la BD française, de Gai-Luron au professeur Burp, en passant par Isaac Newton, la Coccinelle, Superdupont, Hamster Jovial...

Après avoir débuté au journal Vaillant en 1962, Gotlib a rejoint Pilote et a créé avec René Goscinny "Les Dingodossiers", avant de poursuivre seul l'aventure avec sa "Rubrique-à-brac". Grand prix 1991 du salon international de la bande dessinée d'Angoulême, Marcel Gotlib a également collaboré à Pif Gadget, surtout avec les aventures de Gai-Luron créé en 1964.

"Cette rétrospective fera converser l'artiste, le juif athée et l'anticonformiste. Son goût pour l'autoportrait, les gags, la satire, l'humour noir et les jeux de langage est le moteur d'une superbe maîtrise du récit", soulignent les commissaires de l'exposition, Anne-Hélène Hoog et Virginie Michel. "Gotlib a fait exploser le cadre conventionnel de la case, tout en donnant une place essentielle au traitement du texte".

Cette exposition a été réalisée avec l'implication exceptionnelle du dessinateur, d'un naturel discret et peu enclin aux hommages.

"L'humour est ce qu'il y a de plus important après le foie gras. J'ai toujours déconné, même étant gosse", vient de confier Gotlib à L'Express, à l'occasion d'un rare entretien. "Je n'ai pas arrêté de me raconter, surtout dans +Rubrique-à-brac+, mais toujours avec recul et dérision. Ca m'amuse de me dessiner sur un piédestal. Je me grandis parce que je ne suis pas grand-chose".

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