Google entame un bras de fer avec la Cnil sur le droit à l'oubli

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Google entame un bras de fer avec la Cnil sur le droit à l'oubli
Google entame un bras de fer avec la Cnil sur le droit à l'oubli

Google n'entend pas se laisser dicter sa conduite par la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés). Dans un billet publié ce jeudi sur le blog européen du moteur de recherche, le géant américain a annoncé qu'il refusait de se mettre en conformité sur la question du «droit à l'oubli» imposé pas le gendarme français de l'internet. En fait, Google accepte le droit à l'oubli pour des recherches faites sur Google.fr ou Google.co.uk mais pas sur celles faites via Google.com ou toute autre extension non-européenne.

«Nous respectons la position de la Cnil mais nous contestons par principe l'idée qu'une agence nationale de protection des données personnelles revendique une autorité à l'échelle mondiale pour contrôler les informations auxquelles ont accès les internautes à travers le monde», indique Google. «Nous avons beaucoup travaillé pour mettre en oeuvre l'arrêt sur le droit à l'oubli avec rigueur et exhaustivité en Europe, et nous continuerons à le faire».

Depuis mai 2014, le droit à l'oubli, ou droit au déréférencement, est en effet consacré par la Cour de justice de l'Union européenne. En clair, tout internaute peut faire supprimer des moteurs de recherches les liens vers des pages comportant des informations personnelles qui pourraient notamment être périmées ou inexactes. 

Google n'avait pas accueilli cette décision avec joie. L'entreprise avait tout de même mis en place un formulaire pour les internautes désirant la disparition d'une information les concernant lorsque leur nom est saisi dans la barre de recherche. Pour montrer sa bonne foi, Google a mis en ligne «un rapport de transparence» dans lequel il recense les demandes de déréférencement «reçues et traitées».

Le déréférencement doit concerner «toutes les extensions» pour la Cnil

«Au niveau mondial, nous avons reçu 290 353 demandes portant sur 1 055 700 d'URLs», indique Google dans un communiqué, tandis qu'il ...

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