Goodyear : pas de repreneur pour l'usine d'Amiens-Nord

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Goodyear : pas de repreneur pour l'usine d'Amiens-Nord
Goodyear : pas de repreneur pour l'usine d'Amiens-Nord

Les dernières négociations pour sauver le site de Goodyear d'Amiens-Nord (Somme), à la dérive depuis 2007, ont échoué. La direction du fabricant de pneus américain a annoncé ce mardi qu'il ne lui avait finalement trouvé aucun repreneur. L'usine pourrait donc bientôt être condamnée à fermer et ses 1173 ouvriers, pourraient perdre leur poste. Le Comité central d'entreprise en a été informé et devrait se réunir en juin. D'ici là, «la procédure d'information-consultation se poursuit », a assuré la direction.

Les trois repreneurs potentiels ont jeté l'éponge

Fin janvier, Goodyear, las de six années de tentatives de sauvetage infructueuses, avait déjà annoncé la fermeture définitive de son site, ravivant au passage la colère des salariés. Mais deux mois plus tard, l'espoir était revenu lorsque trois repreneurs potentiels s'étaient manifestés. Le résultat d'une recherche «très exhaustive» menée par l'Agence française des investissements internationaux (AFII) «à travers le monde, notamment en Asie, en Europe et en Amérique du Nord», a précisé Goodyear. Il s'agissait de trois fabricants de pneus que le gouvernement avait pourtant qualifiés de «pistes solides». Ils prenaient ainsi le relai de la société américaine Titan, qui avait proposé de racheter l'usine en 2010 avant de jeter l'éponge en décembre 2011.

La perspective de ces trois repreneurs mettaient du baume au coeur aux salariés qui venaient de lire les propos insultants que le PDG de Titan, Maurice Taylor, avait tenus à leur sujet en février dernier dans une lettre adressée au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. «J'ai visité cette usine plusieurs fois, avait-il écrit. Les salariés touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures.»

Mais les sauveurs n'ont finalement jamais «souhaité donner suite à leur demande», a indiqué la direction de Goodyear ce mardi. Deux autres fonds d'investissement,...

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  • mucius le mardi 28 mai 2013 à 18:41

    Bizarre, personne n'a voulu reprendre cette magnifique entreprise au top de la productivité et aux employés supermotivés.