Goncourt : confidences sous un palmier

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Le président du jury de l'Académie Goncourt, Bernard Pivot, pose avec une classe d'élèves, en Tunisie. 
Le président du jury de l'Académie Goncourt, Bernard Pivot, pose avec une classe d'élèves, en Tunisie. 

Sous l'?il vigilant de son officier de sécurité, François Gouyette s'avance vers le pupitre dressé dans le jardin de la résidence de France. À ses côtés, légèrement en retrait, les Goncourt et une ministre tunisienne. Face à eux, une assistance fournie. Les mots de remerciements de l'ambassadeur précéderont ceux de Régis Debray. L'auteur de Madame H. insistera sur « le français, langue archipel où tous les territoires sont à égalité ». Zélote de la francophonie, l'écrivain rappelle le testament des frères Goncourt qui voulait mettre en avant « tout écrit en français », et non pas les seuls écrivains français. La patrie d'un romancier, c'est la langue qu'il utilise. Debray encouragea la coédition, la circulation des écrits et des idées, la déstabilisation de la langue pour mieux la féconder. Un mouvement perpétuel incontournable en Afrique où trente pays pratiquent la langue de Corneille. Debray confiait en préambule que le président Pivot lui avait délégué la parole « en décentralisateur et autogestionnaire » qu'il était. Les Goncourt ont mis sur orbite « Le Choix de la Tunisie », prix qui sera débattu par 165 jeunes de Tunis, Sousse, Sfax et Gafsa. Ils remettront leur choix, parmi les quatre romans « goncourables », au mois de décembre. Des liseuses numériques leur seront remises par l'Institut français. Les courts discours permettent les longues soirées. L'occasion de revenir sur la cuvée 2015. Et sur...

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