Gomis, en buts et contre tous

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L'an passé, il n'était qu'un choix de substitution. Aujourd'hui, Bafétimbi Gomis est devenu une machine à jouer sur le front de l'attaque de Swansea. En forme depuis le début de saison, le buteur français travaille en silence. La liste de mai dans un coin de la tête.

Une rage. Comme une colère qui n'attend qu'un instant, un moment, une opportunité pour exploser. À quatre pattes, la silhouette lance une série de coups imagés avec ses doigts, le tout dans l'air du Liberty Stadium de Swansea. Une célébration devenue progressivement sa marque de fabrique, comme le prolongement d'une personnalité différente dans un milieu stéréotypé lorsqu'il s'agit de fêter. Bafétimbi Gomis vient alors d'inscrire le premier but de l'après-midi face à Newcastle au terme d'une séquence collective de 21 passes. Son deuxième en autant de rencontres après un penalty transformé une semaine plus tôt à Londres, face à Chelsea. Son septième lors des huit dernières rencontres de Premier League. Bafé l'impatient a laissé place à Bafé le revenant.

Un an à se gaver des miettes


Fin janvier 2015, Gomis a pourtant le besoin de parler, de se confesser sur ce qu'il évoquerait presque comme un mauvais choix de carrière, lui qui rêvait secrètement depuis ses débuts professionnels de l'Angleterre. Le joueur français parle dans la presse d'un contrat non respecté avec Swansea, sur le plan du temps de jeu, et évoque même sa décision de prendre une période de réflexion. Comme si, intérieurement, il était déjà vaincu, barré par la concurrence de l'Ivoirien Wilfried Bony parti à Manchester City lors du mercato hivernal et que son aventure galloise allait s'arrêter là. Son appel au secours ressemblerait presque à un au revoir sans éclat. Les caprices de la Panthère sont de retour, ou du moins sa propension à se voir parfois un peu trop grand, un peu plus qu'il ne l'est à ce moment précis. L'attaquant sort alors d'une saison compliquée avec l'Olympique lyonnais, tronquée par une préparation gâchée par les besoins économiques de son président. Gomis veut alors partir, loin, et oublier ce qu'on lui a fait. Lui, le buteur régulier qui, depuis la saison 2006-07, tourne alors à un minimum de dix buts par saison.

Plutôt que Newcastle, avec qui il avait eu un accord un an auparavant, l'ancien Stéphanois prend alors la route du pays de Galles et de Swansea. Bafétimbi Gomis arrive dans un pays qu'il ne connaît pas, galère dans son adaptation à une nouvelle culture et loge pendant plus de cinq mois à l'hôtel. Une misère, surtout que son régime sera, pendant ses premiers mois, celui du remplaçant. De Michael Laudrup à Garry Monk, la règle ne change pas. Le meilleur est placé en pointe, et le meilleur, c'est…




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