Gómez, c'est vraiment de la faute à pas de chance ?

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Débarrassé de ses problèmes physiques depuis maintenant plusieurs mois, l'attaquant allemand n'arrive toujours pas à remettre la machine en route à la Fiorentina. Il pourrait d'ailleurs s'en aller cet été.

600 000 balles le but ! Il n'y a rien de plus traître que l'équation salaire ou prix d'achat/nombre de buts pour définir le rapport qualité/prix d'un avant-centre. Mais avouons que c'est plutôt efficace. Les 60 plaques se basent sur le salaire de Gómez : 4,2 millions d'euros à l'année, soit le 6e de la Serie A derrière De Rossi, Pogba, Higuaín, Tévez et Totti. Concernant le montant du transfert, 15,5 millions sans les bonus (avec lesquels le prix définitif peut atteindre les 20), on monte à plus d'un million le but. Peu importe le sens dans lequel on retourne le problème, ça fait cher, très cher et ça ressemble de plus en plus à une grosse carotte.
Énigme tactique
Jusqu'à quand l'alibi d'une blessure est-il valable ? Deux semaines, un mois, deux mois ? Guère plus en tout cas. Gómez a enfin réglé ses tracas physiques depuis novembre dernier et a donc eu près de six mois pour renaître. Son genou lui avait joué des tours pendant sa première saison, et il aurait été extrêmement sévère de tirer des conclusions au bout d'un an. Il n'avait pu disputer que 890 minutes de jeu en 15 matchs pour 4 buts. Son expérience florentine commençait vraiment l'été dernier après avoir vu ses potes être sacrés champions du monde au Brésil. Un coup dur, mais aussi l'occasion de se remobiliser pour reprendre son dû. D'ailleurs, Löw l'avait même rappelé et titularisé lors de la "revanche" de la finale à Düsseldorf début septembre. Une blessure à la cuisse plus tard et voilà SuperMario enfin disponible.

Problème, un mec de sa stature a besoin de temps pour entrer en forme. Mais du temps, il en a de moins en moins à disposition, surtout pour trouver sa place dans le dispositif tactique de Montella. S'il change régulièrement (3-5-2, 3-4-3, 4-3-3, 4-3-2-1), la philosophie reste la même. Toutes proportions gardées, on est sur un modèle barcelonais : possession du ballon, multiplication des passes, recherche des intervalles. À savoir justement si Gómez est le terminal offensif adapté. Lui a surtout besoin d'être servi dans les pieds, de préférence par les côtés, ou alors en l'air, pour faire parler son jeu de tête et sa grande carcasse, sans pour autant exceller dans la protection de balle à la manière d'un Luca Toni. Si Guardiola l'a dégagé à son arrivée au Bayern, c'est qu'il y avait une raison. Mario est un renard, mais un renard pataud.
Revente obligatoire…





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