Gomette et Panzani au chevet des enfants

le , mis à jour à 06:31
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Gomette et Panzani au chevet des enfants
Gomette et Panzani au chevet des enfants

Ses poupées en vrac au bout du lit, Rachel boude. La fillette de 4 ans fusille du regard la perfusion qui aide ses poumons à prendre le dessus sur une bronchite asthmatique. Les traces de feutre sur ses jambes disent qu'elle a déjà épuisé les charmes du coloriage. « Aux urgences, elle avait un peu peur. Maintenant, elle en a marre, alors les clowns, ça tombe bien ! » souffle sa maman. Marguerite jaune vif plantée dans le chignon, tenues bariolées, nez rouge et trucs à faire « pouêt » plein les poches, Hélène et Susanna, alias Colette Gomette et Olivia Panzani, entrent à petits pas. Elles ont d'abord assuré leur minispectacle de marionnettes à doigts depuis l'encadrement de la porte, attirant son attention sans bousculer Rachel, qui marmonne sa « peur des clowns ».

 

« Dès qu'on dit clown on pense tout de suite grosse artillerie, mais notre travail est de tisser tout doucement une relation avec l'enfant », souffle Susanna, l'une des 100 clowns de l'association du Rire Médecin fondée par Caroline Simmonds il y a vingt-cinq ans, qui intervient dans une quinzaine d'hôpitaux. L'irruption de Gomette et Panzani au service de pédiatrie de l'hôpital intercommunal de Créteil (APHP), deux fois par semaine, est attendue de tous. Ces matins-là, les clowns assistent à la transmission, réunion où les équipes du soir passent le relais aux soignants de jour. Hélène et Susanna en ressortent avec la liste de ceux à voir en priorité. De 2 mois à 10 ans, quinze enfants peuvent être hospitalisés ici. « L'hôpital, c'est angoissant. Les clowns permettent de dédramatiser. Ils ont été formés aux pathologies, au développement psychomoteur des enfants », souligne Christine Dauphin, infirmière puéricultrice et cadre de ce service.

 

Le Docteur Fouad Madhi, sort d'une chambre et tire Gomette par la manche dans le couloir. Il faudrait vite aller voir la petite de 7 ans : « Gros blues : elle n'a pas sa maman, se ...

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